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    Moscou dénonce une frappe fantôme sur une école d’Idleb

    Moscou dénonce une frappe fantôme sur une école d’Idlib

    © AFP 2018 Omar haj kadour
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    Situation en Syrie (automne 2016) (217)
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    Le ministère russe de la Défense a commenté le rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW) affirmant que la frappe qui aurait été effectuée le 26 octobre sur une école située dans le village de Hass (province d’Idlib) était un «crime de guerre».

    Le ministère russe de la Défense a publié le 27 octobre des photos exhaustives prises d'un drone qui démontre l’absence de traces de bombardement sur les bâtiments appartenant à l’école de Hass.

    En outre, aucune preuve, même indirecte, qu’il y ait eu des enfants dans ces bâtiments ou dans Hass, n’a été pour l'instant fournie, a rappelé le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov, commentant le rapport de l’ONG Human Rights Watch. 

    M. Konachenkov a également mis en doute les preuves de « crimes de guerre » fournies par l’organisation.

    Selon lui, des « interviews » téléphoniques présentées par HRW comme de nouvelles  « preuves » du « crime de guerre » ne peuvent résister à aucune critique et ne sont que de fausses histoires.

    ​M. Konachenkov a également rappelé à l’organisation que la province d'Idlib était depuis longtemps contrôlée par des extrémistes du Front al-Nosra.

    « Voilà pourquoi seuls des menteurs ou des fous peuvent affirmer que sur le terrain contrôlé par une filiale syrienne d’Al-Qaïda des écoles laïques, construites par le gouvernement d’Assad, continuent de fonctionner », a-t-il conclu. 

    Ce sont le département d’État américain et plusieurs médias occidentaux qui ont attibué à la Russie le bombardement de l’école en Syrie. Cependant, le ministère de la Défense a fourni des preuves convaincantes qui démentent toute implication de la Russie dans la tragédie.

    Ainsi, sur les photos fournies par le ministère, il n’y a pas de cratères suite au supposé bombardement aérien.

    ​Le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangère Maria Zakharova a, de son côté, noté que la photo de l’école avait été générée par un ordinateur. Bouthaina Shaaban, conseiller du président syrien, a également assuré que les armées russes et syriennes n’avaient pas frappé l’école. D’après elle, il faut mener une enquête approfondie afin de trouver les responsables de l’incident.

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    photo, frappe aérienne, école, Human Rights Watch (HRW), ministère russe de la Défense, Maria Zakharova, Igor Konachenkov, Idlib, Hass, Syrie
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