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    Mark Toner

    Chiffres confus: le bilan US des morts civiles en Syrie inexplicable

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    La lutte contre Daech (229)
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    Selon un dernier décompte du Pentagone, les bombardements américains contre Daech en Irak et en Syrie ont fait maximum 119 victimes civiles depuis leur début en 2014, mais ce bilan «modeste» est remis en question par des ONG quant à son exactitude et les méthodes d’évaluation employées.

    Le porte-parole du département d'État américain Mark Toner n'a pas pu expliquer la différence flagrante entre les données du Pentagone et celles d'ONG sur le nombre des victimes civiles causées par les frappes de la coalition internationale conduite par les États-Unis contre le groupe État islamique (Daech) en Irak et en Syrie.

    Les bombardements américains en Irak et en Syrie contre Daech ont fait jusqu'à 119 victimes civiles depuis le début de l'opération en 2014, lit-on notamment dans le dernier rapport publié par le Pentagone, mais remis immédiatement en question par des ONG quant à son exactitude et les méthodes d'évaluation employées par l'armée américaine.

    Washington ne reconnaît les victimes civiles de ses bombardements qu'après des enquêtes généralement assez longues. Comme les autres membres de la coalition qu'ils dirigent, les États-Unis sont accusés de minimiser le triste bilan de leurs frappes.

    L'ONG Airwars basée à Londres estime ainsi que les bombes de la coalition ont tué en réalité 1 787 civils en Irak et en Syrie depuis le début des frappes, il y a plus de deux ans, en août 2014. Amnesty International chiffre de son côté à au moins 300 le nombre de victimes civiles de la coalition pour la seule Syrie, depuis le début des frappes.

    Le nombre de victimes civiles a augmenté avec l'intensification de la campagne contre Daech depuis la fin 2015, et la préparation des offensives sur les bastions de Mossoul en Irak, et Raqqa en Syrie, relève la presse internationale.

    Les Etats-Unis, qui mènent environ 80 % des bombardements de la coalition, se flattent d'utiliser quasiment exclusivement des munitions avec guidage de précision, qui limitent l'impact sur la population civile.

    Selon le commandement militaire américain au Moyen-Orient (CentCom), « des précautions sont prises » pour épargner les civils, mais ces derniers peuvent malheureusement faire partie des dommages collatéraux. Toujours est-il que le Pentagone reconnaît avoir fait 119 victimes civiles, dont 64 au cours de la dernière année.

    « Parfois, les civils paient le prix de l'action militaire », a constaté le porte-parole du CentCom, John J. Thomas.

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    Dossier:
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    Tags:
    bilan, civils, coalition, ONG, frappe aérienne, victimes, CENTCOM (United States Central Command), Airwars, Département d'Etat des Etats-Unis, Amnesty International, Pentagone, John J. Thomas, Mark Toner, Raqqa, Mossoul, Syrie, Irak, États-Unis
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