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    Commémoration des attentats du 13 novembre à Paris: témoignages d’un journaliste

    Commémoration des attentats du 13 novembre à Paris: témoignages d’un journaliste (Vidéo)

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    Attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis (28)
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    «Il y a un avant et un après», selon Daniel Psenny, journaliste au Monde, car c’est la peur qui a remplacé l’absence de problèmes en France.

    Le soir du 13 novembre 2015, à 21h40, heure de Paris, personne n'a d'abord compris ce qui s'était passé dans la rue, après avoir entendu « comme des coups de pétard », raconte le journaliste du Monde Daniel Psenny dans une interview accordée à Sputnik.

    Depuis sa fenêtre, M. Psenny a vu « beaucoup de gens qui tombaient par terre, il y avait beaucoup de chaos, de cris, de hurlements, de peur et des morts, des blessés ».

    « J'ai vu que c'était très grave ce qu'il y avait, j'ai appelé au journal pour les prévenir et là, ils m'ont dit qu'il y avait d'autres attentats dans Paris et c'est à ce moment-là — j'ai décidé de filmer pour avoir un témoignage et de pouvoir avoir un document sur ce qui se passait sans savoir exactement. J'ai filmé une dizaine de minutes, et puis ça s'est calmé. Ce que j'ai appris après, c'est que les terroristes ont pris des otages et sont montés au premier étage. Il y a dix minutes de calme, et c'est à ce moment-là que je suis descendu dans la rue de passage où il y avait beaucoup de blessés, de morts, de gens qui ne bougeaient plus », a confié Daniel Psenny.

    Selon lui, juste après il a pris une balle d'un terroriste qui était à l'étage et a tiré comme un sniper. Ensuite, son ami est venu le chercher, et l'a emmené dans un appartement où il a passé plus de trois heures.

    « Là, la police était arrivée, les secours, on attendait qu'ils donnent l'assaut pour pouvoir sortir et à ce moment on a attendu depuis plus de trois heures dans l'appartement. Des blessés, il y avait une grosse hémorragie, il y avait le sang qui giclait », a poursuivi le journaliste, ajoutant qu'il ne faut surtout pas avoir peur. Car cela signifierait que les terroristes ont gagné.

    Aujourd'hui, il y a « une peur, un poids qui pèse dans Paris, notamment dans le quartier, et un état d'urgence qui est en opération avec de la police, de l'armée. (…) Il n'y a pas de problèmes, mais c'est pesant, il y a beaucoup de gens qui font attention. (…) Je pense que ça a traumatisé beaucoup de gens et à partir de là, il faut faire attention parce qu'on sait très bien qu'il y aura d'autres attentats, d'autres moments beaucoup plus durs ».

    « Je ne sais pas si ça marche bien l'état d'urgence. Il y a des mesures qui sont prises. Simplement ça n'empêchera pas, je pense, s'il y a un attentat qui doit avoir lieu, il aura lieu parce que c'est très délicat dans une ville comme Paris de surveiller tout », a avoué Daniel Psenny.

    Comme plusieurs habitants de la capitale française, le journaliste envisage de participer aux cérémonies de commémoration, qui se produiront d'une manière « très calme et sans discours. Cependant, il faut également formuler une idée très forte pour les familles et les proches des gens, massacrés pour rien ».

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    Dossier:
    Attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis (28)

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    tireurs d'élite, commémoration, journalisme, attentat, police, Le Monde, Sputnik, Daniel Psenny, Paris, France
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