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Le candidat du Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ), Norbert Hofer, a reconnu sa défaite à l’élection présidentielle face à l'écologiste Alexander Van der Bellen et l’a félicité, mais se propose de briguer le mandat présidentiel lors de la prochaine élection prévue pour 2022.

Le vice-président du parlement autrichien et cadre du Parti de la liberté d'Autriche (FPÖ) Norbert Hofer, candidat malheureux à l'élection présidentielle, a évoqué les leçons qu'il avait tirées de cette campagne extrêmement longue et éprouvante dans une interview accordée en exclusivité à Sputnik.

« J'étais candidat du Parti de la liberté, et bien des Autrichiens ont voté lors de cette élection pour la première fois pour le candidat de ce parti (…) J'ai vu que tout était possible (…). Dans six ans, je n'aurai que 51 ans, un âge qui permet encore de participer très activement à une campagne présidentielle », a déclaré l'interlocuteur de l'agence.

Et d'ajouter que sa campagne présidentielle avait été très réussie.

« Nous avons commencé avec 8 % des intentions de vote, ayant finalement réussi à récolter presque la moitié des voix de l'électorat autrichien. Il serait difficile d'espérer un meilleur résultat ! », a estimé M. Hofer.

Selon ce dernier, le FPÖ est devenu aujourd'hui un vrai parti populaire à haut niveau de responsabilité sociale qui se soucie tant de l'économie que des salariés sans dresser ces forces l'une contre l'autre, les deux étant très profondément enracinées dans la classe moyenne exposée à une pression extrêmement forte en Autriche.

« Ce sont des gens qui se lèvent tôt, travaillent assidument et paient des impôts pour que le pays fonctionne bien », a indiqué l'interlocuteur de Sputnik.

Il a par ailleurs parlé de son intention de se rendre en Russie pour rencontrer les représentants de la classe politique russe et donner ainsi le signal aux Européens que les sanctions visant la Russie ne sont pas la bonne voie.

« En effet, l'Union européenne a été fondée sur l'idée selon laquelle la coopération économique contribue à la compréhension. Et vice versa, la rupture des rapports économiques ne peut pas garantir la paix », a rappelé M. Hofer.

Ce dernier a indiqué que, selon les sondages, le FPÖ était devenu le parti le plus populaire en Autriche, et nombre d'observateurs estiment à juste titre qu'il aura de plus en plus de poids politique à l'avenir, y compris sur la question de la levée des sanctions antirusses.

« Qui plus est, au sein des partis au pouvoir, on voit de plus en plus de politiques réalistes qui déclarent haut et fort que la voie des sanctions n'est pas la bonne voie. Comme on dit : même la goutte d'eau use la pierre. Tôt ou tard, ces sanctions seront levées », a conclu Norbert Hofer.

L'élection présidentielle en Autriche a mis un point final à une crise électorale qui dure depuis le printemps 2016, les résultats survenus en mai dernier ayant été annulés par la Cour constitutionnelle autrichienne à cause d'infractions lors du dépouillement.

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Tags:
levée des sanctions, sanctions antirusses, candidats, mandat présidentiel, élection présidentielle, présidentielle autrichienne 2016, Cour constitutionnelle autrichienne, Union européenne (UE), Sputnik, Parti de la liberté d'Autriche (Freiheitliche Partei Österreichs, FPÖ), Alexander Van der Bellen, Norbert Hofer, Russie, Autriche
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