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Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov commente la reprise de Palmyre par Daech et, en exclusivité pour Sputnik, les axes principaux de la politique US sous Trump et la situation dans les Balkans.

Lors d'une conférence de presse à Belgrade, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a vivement critiqué les prises de position « ambiguës » de Washington dans leur soi-disant lutte antiterroriste, alors que l'État islamique vient de reprendre Palmyre en Syrie.

« Nous attirons régulièrement l'attention de nos collègues américains sur leur politique ambiguë, voire leur "duplicité", dans la lutte contre le terrorisme, a déploré Sergueï Lavrov, ajoutant que cette ambiguïté se manifestait depuis la formation par les États-Unis de la coalition pour lutter contre l'EI.

Selon lui, cette lutte est menée « de temps en temps » par la coalition anti-Daech, et de plus, les offensives contre les terroristes sont coordonnées pour accorder une trêve aux extrémistes concentrés à Alep-Est, qui utilisent les civils locaux comme bouclier humain.

En outre, M. Lavrov a appelé les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne en tant que décideurs, de même que les ONG humanitaires internationales, à garantir de facto les pauses humanitaires, longues de trois à sept jours, pour assurer l'évacuation des civils via les couloirs de sécurité.

Cependant, dans une interview exclusive accordée à Sputnik, le chef de la diplomatie russe a exprimé son respect pour Donald Trump, qui a annoncé sa volonté de renforcer la lutte antiterroriste, de se tourner vers la non-ingérence dans les conflits à l'étranger et de s'occuper de l'économie nationale, axes principaux de la politique du nouveau président américain.

« Dès que la nouvelle administration sera au complet, et que ses acteurs majeurs établiront une approche convenable, nous pourrons évaluer l'efficacité de notre partenariat en matière de lutte antiterroriste et sur bien d'autres questions avec la nouvelle équipe américaine », a estimé le ministre russe.

L'interlocuteur de Sputnik a également souligné le caractère pacifique de la politique de la Russie non seulement en Syrie, mais à l'égard des pays balkaniques. Cette intervention a été faite en réponse aux accusations récentes de la part de la présidente croate Kolinda Grabar-Kitarovic, qui a déclaré que Moscou était susceptible de provoquer des conflits dans les Balkans avec l'aide de Belgrade.

« Je connais bien la présidente croate Kolinda Grabar-Kitarovic, et j'ai des bonnes relations avec elle depuis qu'elle a occupé le poste du ministre des Affaires étrangères de la Croatie. La Russie veut maintenir une relation amicale avec ce pays, comme avec tous les autres pays balkaniques et européens », a souligné le chef de la diplomatie russe.

D'après M. Lavrov, ces accusations sont intervenues dans le contexte de l'acquisition d'armement offensif par Zagreb, ce qui ne favorise guère le dialogue multilatéral, et notamment serbo-croate, dans la région.

En conclusion, Sergueï Lavrov a souligné l'importance du respect de l'identité culturelle et politique des pays balkaniques, ajoutant que tous les projets internationaux sur les Balkans seraient étudiés de près.

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Tags:
pause humanitaire, bouclier humain, civils, lutte antiterroriste, ONG, coalition anti-Daech, Sputnik, Etat islamique, Kolinda Grabar-Kitarovic, Donald Trump, Sergueï Lavrov, Alep-Est, Palmyre, Balkans, Zagreb, Belgrade, Washington, Croatie, Royaume-Uni, Moscou, Serbie, Syrie, France, États-Unis, Russie
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