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    Trump publiera prochainement des infos sur les «cyberattaques russes»

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    Avant d’accuser la Russie pour les cyberattaques contre les serveurs du Parti démocrate et de tenter d’influencer les élections aux USA, il faut être absolument certain que la Russie est vraiment derrières ces attaques, estime le président américain élu. Qui aura d’ailleurs quelque chose à déclarer à ce sujet dans les prochains jours.

    « Je veux simplement qu’ils soient absolument certains, car il s’agit d’une accusation très sérieuse. Je pense que le fait que nous ne le sachions pas (précisément, ndlr) est une injustice. Ç’aurait pu être quelqu’un d’autre », a déclaré le chef d’État élu aux journalistes en Floride, où il passe ses vacances de Noël.

    M. Trump a ajouté qu’il avait des informations sur ces attaques qu’il serait prêt à diffuser le 3 ou le 4 janvier.

    « Je connais des choses que d’autres ne connaissent pas », a-t-il ajouté sans préciser quelle conclusions on pourrait en tirer.

    Il y a quelques jours, Washington avait annoncé qu’une nouvelle preuve de l’implication de la Russie dans les attaques informatiques avait été mise au jour dans les réseaux américains de distribution d'électricité : un code malveillant soi-disant créé par les services de renseignement russes pour des cyberattaques.

    « Si vous découvrez un tel code, cela ne signifie pas que le piratage a été commis par la Russie », rétorque toutefois Mark Maunder, le PDG de Wordfence, une entreprise spécialisée en matière de protection de la propriété intellectuelle.

    En avançant de telles accusations, l’administration d’Obama ne fait que « couvrir ses arrières politiques », a déclaré à RT Annie Machon, ex-agent du service de renseignement britannique M-15.

    « Ils comprennent que les accusations de cyberattaques portées contre la Russie sont de la pure folie. Le Homeland Security refuse même de fournir quelconques garanties en lien avec ce rapport. Il s’ensuit qu’il s’agit de pure propagande », a-t-elle souligné.

    Les États-Unis ont décidé jeudi dernier d'expulser 35 diplomates russes qualifiés « d'agents secrets » par le président sortant Barack Obama. L'administration sortante américaine a en outre adopté de nouvelles sanctions contre la Russie, accusant les services secrets russes et plusieurs individus d'ingérence dans la présidentielle américaine par le biais d’attaques informatiques.

    Le Kremlin a considéré ces mesures comme « un acte d'agression de la part de personnes qui doivent quitter leurs postes dans trois semaines », en allusion à l’administration Obama. Le porte-parole du président russe Dmitri Peskov a promis que Moscou prendrait des mesures en réponse aux actions américaines.

    Le ministère russe des Affaires étrangères a proposé au président Poutine d'expulser 31 employés de l'ambassade des États-Unis à Moscou et quatre employés du consulat américain à Saint-Pétersbourg, une initiative déclinée par le chef d’État. Refusant de répondre « œil pour œil, dent pour dent », M. Poutine a même invité les enfants des diplomates américains à participer aux festivités de fin d’année organisées au Kremlin.

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    preuves, cyberattaque, M-15, Wordfence, présidence américaine, Donald Trump, Floride, États-Unis, Russie
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