Ecoutez Radio Sputnik
    Donald Trump

    Trump approuve le rapport sur les «hackers russes»: une simple tactique?

    © REUTERS/ Carlo Allegri
    International
    URL courte
    53623

    Dans sa déclaration qui a suivi la prise de connaissance du rapport du renseignement US sur les «hackers russes», le président élu Donald Trump a reconnu que des pays étrangers, dont la Russie, ne se lassaient pas de «percer la cyber-infrastructure des USA». André Bercoff, journaliste français qui a interviewé Trump, livre son interprétation.

    La chancellerie du président élu a publié une déclaration dans laquelle Donald Trump reconnait que les attaques informatiques contre la cyber-infrastructure américaine n'étaient pas perpétrées par un hacker anonyme du New-Jersey, mais par « la Russie, la Chine et d'autres pays ». Il a en outre promis de former une équipe censée mettre en place un plan de lutte contre les cyberattaques sous 90 jours. Un changement de rhétorique ? André Bercoff, le seul journaliste étranger qui a interviewé Donald Trump pendant sa campagne électorale et envisagé même sa victoire, y voit une manœuvre tactique du futur locataire de la Maison Blanche.

    Selon ce dernier, le président américain, qui n'est pas encore investi, a tout simplement jeté du lest suite aux attaques visant l'admiration mutuelle que se voueraient M. Trump et le président Poutine.

    « Comme en ce moment on l'attaque de toutes parts — et jusqu'au 20 janvier, et après parce qu'il va avoir une opposition très forte — je pense que c'est un peu une espèce de tactique, (…) c'est-à-dire pour dire : "oui-oui, mais il y a peut-être des choses, on va voir", etc. (…) Comme c'est un négociateur et un type qui joue vraiment beaucoup aux échecs, il se dit : "bon, faisons un petit repli, je me rattraperai ensuite" », estime-t-il dans son interview à Sputnik.

    À la question de savoir si en France une vague d'accusations similaires contre les hackers présumés russes pourrait être observée, il a répondu qu'en France c'était beaucoup plus général parce qu'à l'émergence de cette histoire, « dans beaucoup de journaux on a quand-même rappelé que l'Amérique avait elle-même surveillé Merkel, surveillé Hollande et même avant ça Sarkozy, que ce n'est pas nouveau et on a rappelé en tout cas que l'Amérique elle-même avait joué un rôle. Justement beaucoup de gens disaient que l'Amérique ne pouvait pas donner de leçons là-dessus puisqu'elle a elle-même procédé à de nombreuses cyberattaques ».

    Revenant sur la déclaration du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui avait mis en garde contre le risque accru de cyberattaques en France, André Bercoff a pointé qu'il y avait de nos jours énormément de pays, mais aussi des terroristes, qui maîtrisaient bien la chose et qui étaient « capables de nous hacker, de nous espionner, etc. »

    Et de conclure : « Je crois que c'est général et ça ne touche pas seulement la Russie ou même la querelle américano-russe là-dessus ».

    Suivez Sputnik sur Telegram pour ne jamais manquer les actualités les plus importantes grâce à nos sélections du matin et du soir. Pour recevoir les actualités de notre chaîne, il suffit de télécharger l'application Telegram sur n'importe quel smartphone, tablette ou ordinateur puis cliquer sur le lien et appuyer sur « Join ».

    Lire aussi:

    Site du FN limité d’accès en Russie: pour une fois que les hackers n’y sont pour rien…
    Incendie d'une église en Allemagne: encore la faute des hackers russes?
    Des hackers albanais menacent la France suite à l’arrestation de Ramush Haradinaj
    Tags:
    stratégie, piratage, hackers, Donald Trump, Russie, États-Unis
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik