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Le militant monténégrin du mouvement politique «La résistance du désespoir» Marko Milacic, connu pour ces publications anti-Otan, a été interpellé par la police. Cette dernière a considéré suspect son interview évoquant la nécessité d’organiser un référendum national sur l’adhésion du pays à l’Otan.

Des débats animés au sujet de l'intégration du Monténégro se tiennent actuellement dans le pays et touchent tant les hommes politiques que ses habitants.

Ainsi, Marko Milacic, militant du mouvement politique « La résistance du désespoir », a exprimé son inquiétude concernant l'avenir politique du pays dans une interview au portail Kodex.me.

Il prévient le gouvernement du pays des conséquences fatales que pourrait avoir l'absence de référendum national sur l'intégration du pays à l'Alliance, soutenu, selon M. Milacic, par 84 % de la population du pays.

Seulement six heures après la publication de son interview, des policiers sont venus frapper à sa porte pour lui remettre en mains propres une convocation l'invitant à se

De retour chez lui, M. Milacic a écrit sur sa page Facebook qu'il était interrogé comme « à un concours d'admission à la faculté des lettres: quelle signification pour quel mot et dans quel contexte ».

La police était surtout inquiète par des phrases comme:

« Si le gouvernement travaille avec des structures parallèles malgré tous les arguments pour le référendum et prend la décision d'intégrer le pays à l'Otan uniquement au niveau parlementaire, cela pourrait mener à un carnage. »

À en croire les informations présentées par M. Milacic, « Le mouvement pour la neutralité » avait publié des données selon lesquelles près de 84 % des citoyens du Monténégro seraient favorables à l'organisation d'un référendum sur la question de l'adhésion du pays à l'Otan. Selon la même source, 68 % des partisans d'une adhésion à l'Alliance plébiscitent également l'idée d'un référundum.

M. Milacic considère cet interrogatoire comme un moyen de faire taire les gens en les menaçant de représailles. Selon lui, ce geste se situe à mi-chemin entre la menace et l'avertissement.

Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que M. Milacic se retrouve confronté à la police. Il a déjà été arrêté en 2015 pour avoir brûlé le drapeau de l'Otan à l'entrée de Cetinje, ancienne capitale du Monténégro.

En commentant cet incident, un des leadeurs du mouvement d'opposition « Front démocratique », Andrija Mandic, a déclaré à Sputnik que, dans la lutte avec les partisans du non à l'adhésion, l'appareil étatique était très largement utilisé.

« Je suis sûr qu'une stratégie pareille ne donnera aucun résultat car elle ne pourra pas changer l'attitude des citoyens envers l'Alliance. Ils sont quand même deux tiers à se prononcer contre », a conclu M. Mandic.

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