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    Le représentant permanent adjoint de la Russie à l'Onu, Vladimir Safronkov, lors du vote au Conseil de sécurité sur la résolution impliquant des sanctions contre la Syrie

    Ambassadeur adjoint russe à l’Onu: la résolution sur la Syrie est «odieuse et déficiente»

    © REUTERS/ Mike Segar
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    Commentant l’issue du vote du Conseil de sécurité sur la résolution syrienne, le représentant permanent adjoint de la Russie aux Nations unies a qualifié le document d’«odieux et déficient». Il a souligné que «l’obsession des pays occidentaux» de renverser le régime d'Assad empêchait le règlement du conflit.

    La conception de la résolution sur les sanctions contre la Syrie proposé par la France, le Royaume-Uni et les États-Unis étant absolument inacceptable, la Russie n'a pu faire que bloquer ce document, a déclaré le représentant permanent adjoint de la Russie à l'Onu, Vladimir Safronkov.

    « La Russie a voté contre le projet de résolution sur les sanctions contre la Syrie. Cette décision est motivée par le fait que la nature de la conception choisie par les auteurs est odieuse et déficiente, et elle est absolument inacceptable », a-t-il expliqué, parlant lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'Onu consacrée à la situation au Proche-Orient à l'issue du vote.

    Selon lui, « le fait que la résolution n'ait pas été soutenue par six des 15 membres du Conseil de sécurité doit faire réfléchir sérieusement les auteurs (du document, ndlr) ».

    « Les discours prononcés ne laissent aucun doute : le projet sert à la doctrine anti-Assad des capitales occidentales », a estimé le diplomate russe.

    Dans le même temps, Vladimir Safronkov a souligné que l'« obsession » de l'idée de renverser le gouvernement de Bachar Assad « empêche » les pays occidentaux de « penser raisonnablement » au règlement de la crise syrienne et, en général, à l'ensemble de la situation au Proche-Orient.

    « On a l'impression que les auteurs du texte en question n'emploient le mécanisme conjoint que dans un but : rendre le gouvernement d'Assad responsable de l'utilisation d'armes chimiques et créer ainsi les conditions préalables pour renverser le pouvoir à Damas », a estimé M. Safronkov.

    Vladimir Safronkov a également répondu aux pays, dont les représentants ont insulté la Russie et Chine, qui avaient voté contre le projet de résolution.

    « En ce qui concerne les déclarations insultantes contre la Russie, la Chine et d'autres pays, nous nous en remettons à votre conscience. Dieu vous pardonne », a conclu le diplomate russe.

    Le représentant permanent des États-Unis à l'Onu, Nikki Haley, à l'issue du vote, a conclu que « la vérité est que la Russie ne veut pas critiquer le régime d'Assad ». Son homologue britannique, Matthew Rycroft, a déclaré qu'en bloquant la résolution, « la Russie et la Chine avaient sapé la confiance du Conseil de sécurité ».

    Avant le vote, les représentants permanents du Royaume-Uni et de la France, MM. Rycroft et Delattre, ont appelé tous les membres du Conseil à voter pour le projet de résolution et ils ont ensuite déploré que le document n'ait pas été adopté. Le diplomate britannique a aussi vivement critiqué Moscou, l'accusant d'avoir couvert les soi-disant crimes du gouvernement syrien.

    Le mardi 28 février, la Russie et la Chine ont opposé leur veto à la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies prévoyant l'imposition de sanctions contre les représentants syriens qui pourraient être impliqués dans l'utilisation d'armes chimiques.

    Le document a été soutenu par neuf membres du Conseil de sécurité de l'Onu. Trois ont voté contre, y compris la Russie, et trois se sont abstenus.

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    Tags:
    politique étrangère, diplomatie, résolution, sanctions, ONU, Vladimir Safronkov, Syrie, Proche-Orient, France, Royaume-Uni, Russie, États-Unis
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