International
URL courte
5284
S'abonner

Pyongyang menace le reste du monde non seulement avec ses missiles balistiques mais aussi avec ses hackers qui auraient notamment envisagé de frapper la Banque mondiale et la Banque centrale européenne. Du moins, c'est ce qu'affirme le New York Yimes. Selon le journal, près de 1.700 hackers opéreraient en Europe, en Chine et en Asie du Sud-Est.

Des pirates informatiques nord-coréens avaient l'intention d'attaquer plus de 100 organisations financières à travers le monde. C'est ce qui ressort de l'enquête sur des cyberattaques dont ont été victimes 20 banques polonaises fin 2016, a annoncé le New York Times, se référant à des spécialistes dans le domaine de la cybersécurité.

Une liste d'adresses IP mise à la disposition du quotidien américain révèle que parmi les cibles potentielles figuraient la Banque mondiale (BM) et la Banque centrale européenne (BEI), ainsi que les banques centrales de la Russie, du Venezuela, du Mexique, du Chili et de la République tchèque sans compter des banques privées situées aux États-Unis et dans d'autres pays.

Quant aux attaques contre des banques polonaises en octobre 2016, les hackers ont agi d'une manière très sophistiquée, en employant un procédé appelé « attaque de point d'eau ». Cette technique fait référence à un prédateur qui guette sa victime dans un lieu qu'elle fréquente le plus souvent. En tant que lieu d'attaque, les hackers ont choisi le site du régulateur financier polonais, qu'ils ont infecté par un virus. Une visite sur ce site lançait le téléchargement d'un logiciel malveillant qui ciblait un visiteur, en l'occurrence, une banque polonaise.

Selon l'enquête, l'attaque sur les banques polonaises n'a pas abouti et l'argent n'a pas été volé. La société de sécurité Symantec estime que les mêmes pirates sont derrière deux autres crimes majeurs : le vol de 81 millions de dollars (74,9 M EUR) de la banque centrale du Bangladesh en 2016 et l'attaque contre Sony Pictures qui a secoué l'industrie cinématographique en 2014.

Citant les autorités sud-coréennes, le quotidien affirme que le réseau de piratage nord-coréen est immense et comprend près de 1 700 pirates informatiques appuyés par plus de 5 000 formateurs et superviseurs. En raison de la mauvaise infrastructure du pays, écrit l'auteur de l'article, les hackers travaillent généralement à l'étranger, notamment en Chine, en Asie du Sud-Est et en Europe, où ils sont constamment surveillés quant à leur fidélité au gouvernement nord-coréen.

Suivez Sputnik sur Telegram pour ne jamais manquer les actualités les plus importantes grâce à nos sélections du matin et du soir. Pour recevoir les actualités de notre chaîne, il suffit de télécharger l'application Telegram sur n'importe quel smartphone, tablette ou ordinateur puis cliquer sur le lien et appuyer sur « Join »

 

 

Lire aussi:

Il vient de braquer un McDonald’s mais ne s’attendait pas à tomber sur ce genre de clients
Poutine: des militaires russes ont annihilé des groupements terroristes «bien équipés» en Syrie
Coronavirus: le nombre de cas en Italie dépasse les 130, le carnaval de Venise arrêté
Tags:
adresse IP, hackers, Banque mondiale (BM), Banque centrale européenne (BCE), Pyongyang, Corée du Nord
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook