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    Un soldat britannique devant un avion de combat Eurofighter Typhoon à la base Akrotiri à Chypre avant de partir pour une mission de coalition en Irak

    La coalition anti-Daech constate 396 pertes civiles possibles suite aux frappes aériennes

    © AFP 2018 Petros Karadjias
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    Le Pentagone estime possible la mort d'au moins 396 civils suite aux opérations militaires menées par la coalition internationale dirigée par les États-Unis en Syrie et en Irak depuis 2014. Il a également admis comme «crédibles» 15 des 37 victimes civiles rapportées, décédées au cours des bombardements de la ville irakienne de Mossoul.

    La coalition internationale, dirigée par les États-Unis, qui effectue des opérations contre le groupe terroriste de Daech a constaté dans un rapport mensuel le samedi 1 avril qu'au moins 396 civils en Syrie et en Irak auraient été tués suite aux frappes aériennes menées par des forces conjointes depuis 2014.

    « À ce jour, selon les données disponibles entre août 2014 et février 2017, la Coalition a effectué un total de 18 645 frappes qui comprennent 42 089 incidents distincts. Au cours de cette période, le nombre de pertes civiles possibles s'élève à 396 », informe le rapport.

    Dans le même temps, le document souligne que la coalition ne reconnait officiellement que les rapports sur 102 victimes, les qualifiant de « crédibles ». Il est également expliqué dans le document ce qui est considéré comme « crédible » par le commandement américain.

    « Non crédible signifie qu'à l'heure actuelle, il n'y a pas suffisamment d'informations disponibles pour évaluer si la frappe de la Coalition a entraîné des pertes civiles », précise le document.

    Toujours d'après ces mêmes critères, le Pentagone n'a reconnu que 15 civils tués suite aux bombardements de la ville irakienne de Mossoul, effectués par l'aviation de la coalition internationale depuis le commencement de l'opération le 17 octobre 2016 jusqu'au 18 février 2017, constatant quand même, le total de 37 rapports reçus évoquant des décès.

    Précédemment la chaîne de télévision kurde irakienne Rudaw avait annoncé que plus de 200 civils avaient été tués par des frappes aériennes sur le quartier d'Al-Djadida, à Mossoul.

    Le général Steve Townsend, le mercredi 29 mars, commandant suprême des forces américaines en Irak, a admis qu'il était possible que la coalition dirigée par les États-Unis ait eu un rôle dans les explosions à Mossoul qui ont tué des civils.

    Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 260 000 personnes ont déjà quitté la ville, tandis que l'ONU fait état de plus de 400 000 habitants se trouvant sous le contrôle des djihadistes. Dans les quartiers de Mossoul contrôlés par Daech, les habitants n'ont pas accès aux produits de première nécessité. Pourtant ils ont peur de partir car des snipers tirent sur tous ceux qui tentent de fuir.

    Le président d'Irak Fouad Massoum a qualifié la situation à Mossoul de catastrophe humanitaire.

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    Tags:
    dommages collatéraux, meurtre de civils, frappe aérienne, coalition anti-Daech, Steve Townsend, Mossoul, Syrie, Irak, États-Unis
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