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    Le ministère russe de la Défense

    Populations gazées à Idlib: Moscou dénonce l’intox propagée par Reuters

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    Attaque chimique de Khan Cheikhoun (avril 2017) (70)
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    Moscou a pointé du doigt les récentes accusations de l’agence Reuters sur l’attaque chimique perpétrée dans la province syrienne d'Idlib. Selon le ministère russe de la Défense, le média britannique «déforme les premières informations propagées par la source».

    Le ministère russe de la Défense a annoncé mardi n'avoir porté aucune frappe aérienne dans la zone du village de Khan Cheikhoun, dans la province d'Idlib, où une attaque « chimique » aurait été perpétrée selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

    « Les avions russes n'ont mené aucune frappe dans la zone de Khan Cheikhoun, dans la province d'Idlib. En annonçant l'implication des avions russes dans le bombardement de Khan Cheikhoun avec des armes chimiques, l'agence britannique Reuters a réussi à déformer les premières informations propagées par la source — l'Observatoire syrien des droits de l'homme, qui n'avait rien dit à ce sujet », a déclaré le ministère russe de la Défense.

    Auparavant, l'agence Reuters, citant l'Observatoire syrien des droits de l'homme, a rapporté que « des avions appartenant au gouvernement russe ou syrien » ont attaqué avec des armes chimiques la ville de Khan Cheikhoun, dans la province d'Idlib. Pourtant, dans son message d'origine, l'OSDH a seulement supposé l'existence des frappes aériennes sans indiquer leur appartenance.

    Mardi matin, l'Observatoire syrien des droits de l'homme a annoncé qu'au moins 58 personnes, dont onze enfants, avaient été tuées dans la province d'Idlib (nord-ouest de la Syrie) dans des frappes aériennes.

    Damas a également rejeté les accusations concernant l'attaque. Selon une source au sein des forces armées syriennes, Damas ne détient pas d'armes chimiques, et les déclarations au sujet de l'attaque perpétrée dans la province d'Idlib pourraient faire partie d'une « campagne de propagande contre l'armée syrienne ».

    Rappelons que l'un des premiers cas d'utilisation des armes chimiques par Daech en Syrie remonte au printemps 2013. Une attaque terroriste au sarin a fait de nombreux morts en été 2013 dans la Ghouta orientale. Plusieurs pays ont alors essayé de rejeter la responsabilité sur le président syrien Bachar el-Assad. Les terroristes de Daech ont notamment utilisé des obus chargés de gaz toxique au cours d'une attaque contre une base aérienne de la province syrienne de Deir ez-Zor, en avril 2016, ce qui a provoqué de graves problèmes respiratoires chez les militaires touchés.

    La Russie a plusieurs fois appelé la communauté internationale à coordonner ses efforts en vue de mettre fin au terrorisme chimique. Moscou a proposé d'adopter une résolution spéciale du Conseil de sécurité de l'Onu. Malheureusement, les partis pris politiques et la position anti-Assad ont empêché d'adopter cette résolution et d'écarter cette menace.

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    Dossier:
    Attaque chimique de Khan Cheikhoun (avril 2017) (70)

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    armes chimiques, Reuters, Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), ministère russe de la Défense, Idlib, Syrie, Russie
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