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    Frappe US contre la base aérienne de Shayrat en Syrie

    En attaquant la Syrie, les USA ont essayé de s’affirmer dans la région

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    Frappes US contre la base de Shayrat en Syrie (86)
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    En frappant la base militaire syrienne, Washington voulait manifester sa présence dans la région et son rôle dans la définition de l’avenir de la Syrie, a estimé dans un entretien avec Sputnik Ozturk Yilmaz, vice-président du Parti républicain du peuple (CHP), principale force d'opposition en Turquie.

    La frappe américaine contre la base militaire en Syrie est une nouvelle tentative des États-Unis de montrer à l'opinion tant américaine qu'internationale qu'ils étaient toujours présents et jouaient leur rôle dans la région, où l'influence de la Russie est forte, a déclaré à Sputnik Ozturk Yilmaz, vice-président du Parti républicain du peuple (CHP), principale force d'opposition en Turquie.

    L'interlocuteur de l'agence a rappelé que l'administration de Donald Trump se trouvait sous le feu des critiques suite à des spéculations concernant « l'influence de la Russie sur le déroulement de la campagne présidentielle aux États-Unis ».

    « Les démocrates y manifestent un zèle particulier, et l'opinion aux États-Unis se montre extrêmement sensible sur ce point. […] Aussi, l'ordre de frapper la base syrienne avait-il sans doute pour objectif de montrer aux Américains que Trump ne devait rien à Poutine et qu'il n'y avait aucun arrangement entre eux », a estimé M. Yilmaz.

    Ce dernier a indiqué que par sa frappe contre la base en Syrie, Washington voulait par ailleurs manifester sa présence sur le territoire de ce pays et son rôle dans l'avenir de celui-ci.

    « Avec le départ d'Obama et l'arrivée de Trump, la question syrienne s'est pratiquement retrouvée entre les mains de la Russie, alors que les négociations d'Astana ont montré le renforcement manifeste des positions de Moscou en Syrie sur fond d'affaiblissement du rôle des États-Unis », a poursuivi l'interlocuteur de Sputnik.

    D'autre part, M. Yilmaz a critiqué la position d'Ankara qui n'aurait pas dû, selon lui, prendre aussi catégoriquement parti pour Washington après sa frappe contre la Syrie.

    « Il n'est ni logique ni raisonnable de soutenir l'agression américaine contre Assad, de brûler les ponts dans les relations avec la Russie et de mettre à mal le processus de normalisation des relations qui ne s'est pas encore achevé. […] La Turquie n'a pas de stratégie explicite concernant le règlement en Syrie. Soit elle essaie d'agir de concert avec la Russie, soit elle se met à soutenir les démarches de l'Amérique », a déploré l'homme politique.

    Et de conclure qu'en passant d'un allié à un autre, la Turquie ne faisait que ternir son image dans la région et le monde.

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    Frappes US contre la base de Shayrat en Syrie (86)

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    Tags:
    stratégie, règlement, base aérienne, frappe aérienne, Parti républicain du peuple turc (CHP), Sputnik, Donald Trump, Barack Obama, Ozturk Yilmaz, Astana, Turquie, Proche-Orient, Russie, États-Unis, Syrie
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