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    Khan Cheikhoun

    La Russie exige l’envoi d’une mission de l’OIAC en Syrie

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    Attaque chimique de Khan Cheikhoun (avril 2017) (97)
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    Une semaine après l’attaque chimique dans la province syrienne d’Idlib, l’ambassadeur adjoint de la Russie à l'Onu, Vladimir Safronkov, a dénoncé la passivité de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques et s’est prononcé en faveur d’une enquête sur le terrain.

    Moscou insiste sur la nécessité d'envoyer une mission de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) sur les lieux de l'attaque chimique présumée de Khan Cheikhoun, a déclaré mercredi l'ambassadeur adjoint de la Russie à l'Onu, Vladimir Safronkov.

    Prenant la parole lors d'une réunion du Conseil de sécurité, le responsable russe a également exigé que la mission soit composée des représentants de différents pays.

    Mettant en avant le fait que l'incident a eu lieu il y a déjà près d'une semaine, M. Safronkov s'est dit préoccupé par l'absence de démarches concrètes de l'OIAC destinées à établir la vérité.

    « Nous sommes extrêmement préoccupés par le fait que pendant les huit jours qui se sont écoulés depuis le moment où les premières informations concernant l'usage présumé d'armes chimiques à Khan Cheikhoun sont apparues, aucune démarche réelle pour enquêter sur l'incident n'a été adoptée par les structures internationales spécialisées », a-t-il indiqué.

    « La mission de l'OIAC chargée d'établir les faits envisage, comme à son habitude, de travailler à distance », a ironisé M. Safronkov.

    Hier, la Russie a posé son veto à une résolution sur la récente attaque chimique en Syrie, qui, selon Vladimir Safronkov, légitimait les frappes portées par les États-Unis contre la base aérienne syrienne de Shayrat.

    Mardi 4 avril, une frappe aérienne sur la ville de Khan Cheikhoun dans la province d'Idlib, en Syrie, a été suivie par l'intoxication aux produits chimiques de nombreux habitants.

    Les autorités russes demandent une enquête impartiale sur cette affaire avec l'implication de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC). En l'absence d'une telle enquête, l'origine de l'intoxication aux produits chimiques des habitants de Khan Cheikhoun reste donc controversée.

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    Attaque chimique de Khan Cheikhoun (avril 2017) (97)

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    Tags:
    attaque chimique, ONU, Vladimir Safrankov, Syrie, Russie
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