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Initiée au milieu du 20e siècle dans le but de faire face au bloc soviétique, l’amitié turco-américaine s’effrite de plus en plus depuis la fin de la guerre froide. Il y a notamment certains facteurs qui sapent le plus le couple Ankara-Washington.

Les relations turco-américaines sont confrontées à plusieurs obstacles et malentendus depuis la fin de l'ère de la guerre froide, estime Sukru Hanioglu, professeur à l'université de Princeton, dans un article sur le site The National Interest.

Erdogan: la Turquie demandera des comptes à l’Europe pour son attitude hostile
© REUTERS / Murat Cetinmuhurdar / Presidential Palace
Après avoir rejoint l'Otan, en 1952, la Turquie est devenue « le bastion oriental de la démocratie occidentale ». Tout a été impeccable tant que Washington et Ankara avaient des intérêts régionaux différents et la Maison-Blanche fermait les yeux sur les violations des droits de l'homme en Turquie, souligne M. Hanioglu.

Pourtant, tout a basculé lorsque la « menace soviétique » a été réduite au rang de mythe. Les différends culturels, la rivalité sur la scène régionale ainsi que l'inégalité des relations ont commencé à refaire progressivement surface.

En outre, si, avant les années 1990, les États-Unis soutenaient le mouvement islamiste au Proche-Orient et s'en servaient comme d'un outil dans la lutte contre les idées communistes, des événements ultérieurs, en particulier les attentats terroristes du 11 septembre 2001 aux États-Unis, ont sérieusement modifié l'opinion des hommes politiques américains, selon le professeur.

L'invasion des forces de l'Otan en Irak en 2003 a également joué un rôle dans la détérioration des relations turco-américaines, car la Turquie refusait que l'oncle Sam redessine la carte du Proche-Orient comme bon lui semble.

Qui plus est, la Turquie et les États-Unis ont commencé à avoir des points de vue discordants sur l'avenir de la région. Le soutien américain des forces kurdes dans le conflit syrien a également abouti à augmenter les tensions avec Ankara.

Il est cependant peu probable que la Turquie tourne elle-même le dos à ses partenaires occidentaux en faveur d'une alliance avec d'autres puissances, comme la Russie par exemple, à moins qu'elle se trouve forcée de le faire suite à des circonstances extraordinaires. La méfiance mutuelle des critiques et la concurrence ont cependant extrêmement fragilisé l'union Ankara-Washington, conclut l'auteur.

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Tags:
relations, États-Unis, Turquie
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