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    Valentina Matvienko, présidente du Conseil de la Fédération

    Moscou ne défend pas Assad en Syrie, mais le droit international

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    En s'impliquant militairement en Syrie, Moscou lutte pour le respect de normes internationales, estime la présidente du Conseil de la Fédération.

    La Russie ne défend pas le président syrien Bachar el-Assad en tant que personne, mais lutte contre une ingérence étrangère dans les affaires de la Syrie, a déclaré la présidente du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe) Valentina Matvienko.

    « Nous ne défendons pas Bachar el-Assad en tant que personne, ce n'est pas notre objectif. Nous prônons le strict respect du droit international, de la Charte des Nations unies qui stipule qu'il est inadmissible de s'ingérer dans les affaires des autres Etats », a indiqué la responsable dans une interview accordée à l'agence Sputnik.

    Selon elle, on voit les conséquences d'une telle ingérence en Irak, en Libye et dans d'autres pays.

    « Lors des négociations avec nos partenaires qui estiment qu'Assad doit obligatoirement partir, nous posons clairement la question: Très bien, Assad partira et qu'arrivera-t-il après? Après son départ, c'est le chaos, une guerre civile sanglante et prolongée, parce qu'il n'y a pas pour le moment d'ententes politiques et l'on comprend mal selon quel format se déroulera la transition du pouvoir », a souligné la présidente du Conseil de la Fédération.

    Elle a ajouté que la récente frappe américaine sur une base aérienne syrienne constituait un exemple de plus de l'ingérence étrangère.

    « Une démonstration de force, voilà ce qu'ont fait les Etats-Unis lorsque leurs missiles ont frappé une base de l'Armée de l'air syrienne. Il s'agit également d'un très mauvais précédent. Sous un prétexte fallacieux, on tente d'intervenir de l'extérieur. C'est une violation flagrante du droit international et nous ne nous y résignerons jamais », a martelé la responsable.

    La base aérienne syrienne de Shayrat a été visée par 59 missiles américains dans la nuit du 6 au 7 avril. Selon l'hypothèse des États-Unis, cet aérodrome a servi de point de départ pour les avions syriens qui ont attaqué l'opposition à Khan Cheikhoun, entraînant l'intoxication aux produits chimiques de nombreux habitants. Washington a tiré ses missiles sans attendre les résultats de l'enquête.

    Si Damas rejette toutes ces accusations, la Russie appelle pour sa part à inspecter la base de Shayrat dans le cadre d'une enquête impartiale avec la participation de l'OIAC. En l'absence d'une telle enquête, l'origine de l'intoxication aux produits chimiques des habitants de Khan Cheikhoun reste donc controversée.

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    ingérence, Conseil de la Fédération, Bachar el-Assad, Valentina Matvienko, Syrie, Russie
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