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    Comment l’Europe modernise ses armes pour «lancer un défi» aux armements russes

    Comment l’Europe modernise ses armes pour «lancer un défi» aux armements russes

    © AFP 2019 Anne-Christine Poujoulat
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    En observant la façon dont la Russie renforce ses Forces armées et construit de nouveaux types d'armements, les pays européens dépensent des milliards d’euros pour moderniser leurs armes afin de rivaliser avec, par exemple, les «superchars» russes.

    Certains pays d'Europe dépensent de fortes sommes d'argent afin de moderniser leurs armes. Selon le quotidien suédois Svenska Dagbladet, tout cela est fait pour pouvoir rivaliser avec les toutes nouvelles armes russes. Le journal a listé dans quoi investissent « les géants militaires du continent et les voisins les plus agressifs de la Russie ».

    En Allemagne, l'industrie de défense augmente non seulement ses exportations mais aussi ses ventes intérieures, cette année, elles ont augmenté de 7 %. Berlin dépensera près de 800 millions d'euros pour moderniser des centaines de chars Leopard 2 et plus de 4,5 milliards pour la construction de frégates MKS 180. Les entreprises Rheinmetall et Krauss-Maffei Wegmann ont reçu une commande pour la production de 131 véhicules blindés Boxer, le montant du contrat est de près d'un demi-milliard d'euros.

    Le plus grand contrat d'armement en Europe devrait être le développement du char germano-français Main Ground Combat System conçu pour être un concurrent au T-14 Armata russe. Sa conception est déjà en cours mais les premiers blindés ne seront pas adoptés avant 2030.

    En France, l'industrie militaire reçoit également des commandes importantes du ministère de la Défense. En particulier, le programme Scorpion, portant sur l'achat de 1 668 véhicules blindés de transport de troupes Griffon et de 248 véhicules blindés Jaguar, comprend un financement pouvant atteindre cinq milliards d'euros.

    Une autre opération importante est la construction de cinq frégates de nouvelle classe Belharra pour 3,8 milliards d'euros. L'entreprise DCNS s'occupe de la production des navires et le consortium Thales fournit des radars et l'électronique. En outre, l'armée française continue de commander la quatrième génération de chasseurs Rafale.

    Le Royaume-Uni investit dans tous les types d'armes, des porte-avions aux sous-marins. Les nouveaux porte-avions de classe Queen Elizabeth coûteront plus de cinq milliards d'euros. Chaque navire sera capable de transporter 40 avions. Les sociétés britanniques BAE Systems et Babcock International et le français Thales participent au projet. Un autre programme d'envergure est le remplacement des quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) de classe Vanguard, qui est estimé à environ 259 milliards d'euros.

    Parmi les pays d'Europe orientale, c'est la Pologne qui investit le plus dans la modernisation de son armée. Le pays est en train de négocier l'achat de systèmes anti-missiles américains Patriot, développe sa cyberdéfense et prévoit d'acheter de nouveaux navires. Le réarmement de son armée de terre est aussi à l'ordre du jour: sur 952 chars, Varsovie n'en a que 247 modernes.

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    Tags:
    armements, véhicules blindés, char, modernisation, Vanguard (sous-marin), Leopard, Rafale, Pologne, France, Royaume-Uni, Allemagne, Europe
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