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    Doha, Qatar

    Crise dans le Golfe: «Doha soupçonné de lorgner du côté de l’Iran»

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    Rupture des relations diplomatiques avec le Qatar (95)
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    Sept pays ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, crise la plus grave depuis la création en 1981 du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Le politologue russe Stanislav Tarassov commente la situation pour Sputnik.

    La crise dans les relations entre les monarchies du Golfe a éclaté peu après une visite à Riyad du Président américain Donald Trump et sa rencontre avec les dirigeants de ces pays musulmans les 20 et 21 mai derniers dans la capitale saoudienne, a rappelé à Sputnik Stanislav Tarassov, spécialiste du Proche-Orient et du Caucase.

    « C'est la première crise de la coalition que Riyad a essayé de créer pendant la visite de Trump en Arabie saoudite et sa rencontre avec les participants d'un sommet arabo-musulman lors duquel la création d'un Otan du Golfe, d'une sorte d'"Otan sunnite", a été proclamée. […] Les raisons n'en sont pas tout à fait évidentes, car cette coalition a pour premier objectif de s'opposer à l'Iran », a estimé l'interlocuteur de l'agence.

    Et d'ajouter que l'Iran y avait réagi très fermement, mais personne ne s'attendait à l'époque à une crise au sein même de la coalition en chantier.

    Selon M. Tarassov, les causes de la rupture des relations diplomatiques de plusieurs pays arabes avec le Qatar sont beaucoup plus profondes qu'il n'y paraît.

    « On observe à présent en Syrie une stabilisation relative de la situation en faveur des forces gouvernementales et de Damas, qui est soutenu y compris par l'Iran. Au Yémen, les combats se poursuivent et les insurgés, qui bénéficient des sympathies de l'Iran, luttent contre la coalition arabe conduite par l'Arabie saoudite. Et Doha est depuis longtemps soupçonné dans le Golfe de lorgner du côté de l'Iran », a expliqué l'expert.

    Il suppose qu'on peut s'attendre à ce que le Qatar participe au règlement de la crise syrienne, et qu'il n'est pas à exclure que Doha puisse soutenir la position de Téhéran.

    « Et l'Iran déclare pour sa part que ce règlement ne peut être qu'inter-syrien et que les pays occidentaux, les États arabes et la Russie ne doivent être que des observateurs et dans une certaine mesure des garants », a déclaré l'interlocuteur de Sputnik.

    Arabie saoudite, Bahreïn, Égypte, Émirats arabes unis, Libye, Yémen et Maldives: sept pays ont annoncé lundi la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar, accusant Doha de déstabiliser la région et de soutenir le « terrorisme ». Cette crise diplomatique est la plus grave depuis la création en 1981 du Conseil de coopération du Golfe (CCG) qui regroupe l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Koweït, Oman et le Qatar.

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    Rupture des relations diplomatiques avec le Qatar (95)

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    Tags:
    crise, relations diplomatiques, coalition, sommet, Conseil de coopération du golfe Persique (CCGP), Sputnik, OTAN, Stanislav Tarassov, Donald Trump, Doha, Téhéran, Golfe persique, Caucase, Qatar, Proche-Orient, Damas, Arabie Saoudite, Iran, Yémen, Syrie, États-Unis, Russie
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