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    Vue aérienne de la zone diplomatique de Doha le 21 mars 2013.

    Crise du Golfe: aucune preuve des liens entre le Qatar et les groupes terroristes

    © REUTERS/ Fadi Al-Assaad/File Photo
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    Les pays qui ont rompu leurs relations avec le Qatar violent l'accord du CCG sur la non-ingérence en date de 2014. De plus, ils ne donnent aucune preuve de l’ingérence de Doha dans les affaires d’autres pays, selon le chef de la diplomatie qatarie Mohammed Al-Thani, qui a ajouté que le royaume était prêt à négocier après la levée du blocus.

    Les adversaires du Qatar, qui l'accusent d'ingérence dans les affaires d'autres pays et de soutien des organisations terroristes, n'ont fourni aucune preuve de leurs allégations, a déclaré le ministre qatari des Affaires étrangères Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani.

    «Ils ne peuvent présenter aucune preuve. Ça fait deux semaines qu'on entend ces accusations, mais aucune preuve n'a été apportée. Nous attendons autre chose que des accusations dans les médias», a déploré M. Al-Thani lors d'une conférence de presse à Doha.

    Dans le même temps, il a souligné que les pays arabes qui avaient rompu leurs relations avec le Qatar, violaient l'accord du Conseil de coopération du Golfe (CCG) de 2014 sur la non-ingérence dans les affaires d'autres pays de la région.

    Il y a trois ans, le golfe Persique a déjà connu un regain de tension entre les différents pays de la région. À l'époque, l'Arabie saoudite, le Bahreïn et les Émirats arabes unis avaient également rappelé leurs ambassadeurs en poste à Doha. Quelques mois plus tard, les participants du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont signé un accord dans lequel ils se sont engagés à ne pas s'ingérer dans les affaires des pays signataires.

    Si les pays qui ont rompu les relations avec le Qatar et qui ont imposé un blocus contre lui entendent ainsi renverser le pouvoir à Doha, alors ils échoueront, a lancé Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani.

    «Notre système est fondé sur un consensus entre le peuple et le pouvoir. S'ils [les adversaires du Qatar, ndlr] pensent de telles choses, c'est, évidemment, une ingérence dans nos affaires intérieures, ce qui est inacceptable du point de vue du droit international», a souligné le ministre.

    De plus, M. Al-Thani a ajouté que le Qatar était prêt à négocier de manière directe, mais seulement après la levée du blocus.

    «Nous soutenons l'initiative du Koweït d'entamer des négociations directes […] Les négociations devraient être menées de façon civilisée… et non sous la pression et via le blocus. Nous devons mettre fin au blocus et commencer à négocier», a-t-il précisé.

    L'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l'Égypte ont rompu le 5 juin dernier les relations diplomatiques, ainsi que toutes les liaisons terrestres, aériennes et maritimes avec le Qatar, l'accusant de soutenir les organisations terroristes et de déstabiliser la situation au Proche-Orient.

    Le gouvernement libyen d'al-Beïda, qui contrôle l'est du pays, ainsi que les autorités du Yémen, des Maldives, de Mauritanie et des Comores ont aussi annoncé la rupture de leurs relations avec le Qatar. Djibouti et la Jordanie ont abaissé le niveau des relations diplomatiques avec le Qatar et le Sénégal, le Niger et le Tchad ont rappelé leurs ambassadeurs à Doha.

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    Tags:
    politique étrangère, blocus, Conseil de coopération du golfe Persique (CCGP), Golfe persique, Doha, Qatar
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