International
URL courte
7134
S'abonner

Ces dernières semaines, le nouvel héritier du trône d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane Al Saoud, mène des mesures répressives contre les dissidents dans une tentative de faire taire les activistes et religieux opposants ainsi que son prédécesseur déchu.

Le 21 juin, le roi d'Arabie saoudite Salmane ben Abdelaziz Al Saoud a promu son fils Mohammed ben Salmane Al Saoud prince héritier, et ce dernier est déjà prêt à prendre les rênes.

Selon le Wall Street Journal, se référant aux autorités américaines et saoudiennes, le nouveau prince héritier a entamé une campagne destinée à lutter contre la dissidence.

La campagne implique la surveillance et, dans certains cas, le piratage des comptes des activistes et des blogueurs sur les réseaux sociaux. Certains prétendus «dissidents» ont été convoqués au ministère de l'Intérieur. Selon les sources du journal, l'un d'eux a été menacé de prison s'il ne renonçait pas à son activité.

D'après les fonctionnaires interrogés par le WSJ, le nouveau prince héritier a limité le déplacement de son prédécesseur Mohammed ben Nayef Al Saoud et a remplacé ses gardes du corps par ceux qui sont fidèles à la cour royale.

«Ils veulent s'assurer que rien n'est projeté», a déclaré l'une des sources.

Auparavant, le New York Times avait déclaré que l'ancien prince héritier avait été interdit de quitter le pays et avait été emprisonné dans son palais à Djeddah, deuxième ville d'Arabie saoudite située sur les bords de la mer Rouge. Par la suite, l'agence Reuters, se référant aux autorités saoudiennes, a démenti ces informations.

Lire aussi:

En Arabie saoudite, un nouveau prince héritier «moins dépendant des USA»
Démocratie en Arabie saoudite: une question laisse un diplomate US sans voix
L'Arabie saoudite assouplit (un peu) le contrôle sur les femmes
Tags:
Mohammed ben Salmane Al-Saoud, dissident, dissidence, Arabie Saoudite
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook