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La nouvelle couverture du quotidien britannique The Time ayant comme titre «Pris en flagrant délit» et illustrant le fils aîné du Président américain, pris dans un tourment médiatique pour sa rencontre avec l’avocate russe en juin dernier, a suscité une vague de commentaires sur la twittosphère qualifiant cette publication de «fake news».

Sur fond de scandale, impliquant le fils du chef d'État américain Donald Trump au sujet de sa rencontre avec l'avocate russe Natalia Vesselnitskaya en juin 2016, le quotidien britannique The Time a publié un article avec un titre accrocheur en Une «Pris en flagrant délit». D'ailleurs, en arrière fond de la couverture, l'on peut voir des citations tirées des messages de Donald Trump Jr. adressés au critique musical Rob Goldstone lui proposant une rencontre avec une personne «ayant des liens avec le Kremlin et des informations intéressantes sur Hillary Clinton». La rédaction du journal a considéré qu'ayant publié ses courriels personnels, M.Trump Jr. aurait avoué avoir des liens présumés avec Moscou.

Néanmoins, les utilisateurs de Twitter n'ont pas tardé à réagir, en critiquant cette initiative des journalistes, la qualifiant de «fake news».

​«Pris en flagrand délit pourquoi? Pour une rencontre avec quelqu'un qui s'était dit en possession d'informations intéressantes sur Clinton, et sans que cette information ne soit confirmée?», écrit Amy Moreno.

​«Le Times, sérieux? Vous faites comme CNN et publiez des fake news? C'est triste», a renchéri Krack Ho.

​«Encore une fausse histoire sensationnelle qui n'a aucun lien avec l'ingérence russe», a constaté à son tour l'utilisateur eugenealan Triplett.

Auparavant, le journal New York Times a annoncé qu'en 2016 l'avocate russe Natalia Vesselnitskaïa, soupçonnée d'avoir des «liens avec le Kremlin», avait rencontré Donald Trump Jr. en affirmant qu'elle avait des documents compromettants sur l'ex-candidate au poste présidentiel Hillary Clinton.

Le fils du Président a confirmé cette rencontre dans un communiqué, et expliqué qu'il s'agissait d'une «courte réunion de présentation» portant principalement sur un programme d'adoption russo-américain auquel Moscou a mis fin. Selon lui, «les matériaux compromettants» ont été utilisés uniquement comme prétexte pour cette rencontre et il s'est très vite avéré que Mme Vesselnitskaïa «n'avait pas d'information importante».

Lundi, le porte-parole du président russe Dmitri Peskov a déclaré que le Kremlin ne possédait aucune information sur une quelconque avocate russe qui aurait promis à Donald Trump Jr. de lui livrer des preuves compromettantes sur Hillary Clinton.

Pour sa part, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a annoncé qu'il considérait les discussions dans les médias à ce sujet comme du délire.

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Tags:
internautes, affaires, scandale, Donald Trump Jr, États-Unis
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