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Négociations sur le Brexit (2017) (148)
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La Première ministre britannique, Theresa May, peut avoir besoin d’un second référendum pour renforcer sa position affaiblie par les élections de juin et faire approuver l’accord sur les modalités du Brexit qu’elle compte conclure à Bruxelles.

Un nouveau référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE devient de plus en plus probable, a déclaré Vernon Bogdanor, professeur d'histoire et de sciences politiques au King's College de Londres, cité par le journal The Guardian.

À l'heure actuelle, seuls les libéraux-démocrates promettent de tenir un deuxième référendum sur tout accord issu des négociations sur les modalités du Brexit à Bruxelles. Les travaillistes ont exclu la possibilité d'un nouveau référendum pendant les élections, mais seulement après plusieurs déclarations confuses faites par certains de ses représentants.

Toutefois, les travaillistes, dont le succès aux élections législatives anticipées de juin serait le résultat d'une «vengeance» des personnes souhaitant rester au sein de l'UE d'après une récente étude, pourraient encore changer de position.

Pour l'instant, la tenue d'un second référendum est peu probable, mais la Première ministre Theresa May manque d'une majorité à la Chambre des communes suite à son échec aux élections qu'elle avait elle-même convoquées. Cela l'empêche de garantir la rupture nette avec l'UE aux conditions qu'elle désire.

Le parlement britannique risque ainsi d'être bloqué en l'absence de majorité en faveur d'un «Brexit doux» ou «dur». En plus, la Chambre des lords penche plutôt pour un «Brexit doux», d'après M.Bogdanor.

«Avec un parlement en panne et la possibilité d'un accord défavorable avec l'UE […], il peut sembler que la seule issue à cette impasse soit un nouveau référendum où les citoyens devront légitimer l'accord conclu par le gouvernement» à Bruxelles, a-t-il noté.

Theresa May a garanti aux députés et aux lords un vote sur tout accord qu'elle conclut à Bruxelles, mais a insisté sur le fait que leur refus d'accepter ce document n'empêcherait pas le Royaume-Uni de quitter l'UE sans accord. Cependant, la Première ministre a fait cette déclaration avant de perdre la majorité à la Chambre des communes. Maintenant, elle sera incapable d'imposer sa volonté de cette façon, estime M.Bogdanor.

«Le Brexit soulève des problèmes fondamentaux pour l'avenir du pays. C'est pourquoi l'accord final a besoin du consentement non seulement du parlement, mais aussi du peuple», a conclu le professeur.

Dossier:
Négociations sur le Brexit (2017) (148)

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Tags:
Union européenne (UE), Theresa May, Vernon Bogdanor, Royaume-Uni
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