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Dans un délai de cinq jours, l'Iran est capable de reprendre sa production d'uranium hautement enrichi si les États-Unis quittent l'accord nucléaire, a prévenu Ali Akbar Salehi, chef de l'Organisation de l'énergie atomique iranienne. L’expert russe Vladimir Sajine en donne son avis à Sputnik.

Le monde a applaudi l'accord sur le nucléaire iranien du 14 juillet 2015, mais le Président américain Donald Trump, qui le désapprouve, s'applique par des sanctions à pousser Téhéran à en sortir. Il est toutefois peu probable que l'Iran s'y décide, a déclaré à Sputnik l'orientaliste Vladimir Sajine.

«Le Président iranien Hassan Rohani a toujours déclaré que sa principale priorité en politique étrangère était de défendre l'accord nucléaire», a relevé l'interlocuteur de l'agence.

Rappelons que bien qu'en amont, le Président iranien ait déclaré que son pays pourrait quitter l'accord nucléaire de 2015 si Washington persistait dans sa politique de «sanctions et coercitions», il a changé de ton par la suite, soulignant qu'il fallait empêcher les États-Unis de réussir dans leur politique.

«Par ailleurs, on ne doit pas oublier qu'à présent, tous les participants à l'accord nucléaire, sauf les États-Unis, sont très intéressés à promouvoir des rapports tous azimuts avec l'Iran. La Russie, la Chine et l'Union européenne soutiennent l'accord. Qui plus est, l'Inde, la Corée du Sud et les pays d'Asie du Sud-Est tendent eux aussi à d'étroits liens avec l'Iran», a souligné M.Sajine.

Il reconnaît qu'en cas de reprise intégrale du programme nucléaire, les Iraniens pourraient en quelques jours produire de l'uranium enrichi à 20% qui ne pourrait toutefois en aucun cas servir à créer une bombe atomique.

«Toujours est-il que l'Iran ne pourra pas dans les années à venir fabriquer une bombe atomique et ce, quelle que soit la donne politique», a conclu l'interlocuteur de Sputnik.

En vertu de l'accord historique sur le nucléaire iranien, conclu le 14 juillet 2015 entre l'Iran et les grandes puissances (États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne), Téhéran a accepté de réduire drastiquement ses activités d'enrichissement d'uranium et a consenti à des contrôles encore plus poussés de ses sites nucléaires par les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) afin d'en garantir l'usage civil.

Notons que, hautement enrichi, l'uranium peut servir à fabriquer une bombe atomique. Faiblement enrichi, il sert de combustible aux centrales pour produire de l'électricité.

Donald Trump a menacé à maintes reprises de quitter l'accord nucléaire au cours de sa campagne. Le ton est monté entre Washington et Téhéran en particulier après les tests de missiles iraniens et les sanctions américaines consécutives.

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Tags:
bombe atomique, enrichissement d'uranium, programme nucléaire iranien, sanctions, Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Sputnik, Union européenne (UE), Vladimir Sajine, Donald Trump, Ali Akbar Salehi, Hassan Rohani, Téhéran, Iran, États-Unis
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