International
URL courte
217
S'abonner

En dépit des avertissements lancés par les défenseurs des droits de l’homme qui dénoncent des répressions et des tortures à Bahreïn, Washington compte passer un contrat pour la vente d’armement avec ce royaume sunnite.

Le département d'État américain a donné son feu vert pour la vente à Bahreïn de 19 chasseurs F-16, de pièces détachées destinées à moderniser les machines de ce type déjà mises en services dans le royaume ainsi que des missiles antichar TOW et des vedettes de patrouille. Le montant du contrat s'élève à quatre milliards de dollars, relate vendredi l'Agence américaine de coopération de Défense et de sécurité (DSCA).

Selon l'agence, à la demande de Bahreïn, les vedettes de patrouille seront équipées de mitrailleuses 25 mm Mk38. Le royaume a par ailleurs demandé 221 systèmes TOW dans différentes versions, y compris ceux qui sont capables d'atteindre des cibles blindées et des bunkers. Le contrat concerne également des services d'entretien technique et logistique.

Dans un rapport publié jeudi dernier, Amnesty International a accusé les pays occidentaux, États-Unis et Grande-Bretagne en tête, de fermer les yeux sur la répression à Bahreïn, où 169 opposants ont été arrêtés, torturés, menacés ou interdits de voyager entre juin 2016 et juin 2017.

Les États-Unis avaient signé l'an dernier une vente de 19 avions F-16, pour un montant de 2,7 milliards de dollars, mais avaient inclus une condition liée à la situation des droits de l'homme dans ce pays, allié de Washington au Moyen-Orient et qui abrite notamment la 5e flotte américaine. Le département d'État a pourtant pris la décision de lever cette condition.

Lire aussi:

Historique: le PSG se qualifie pour les demi-finales de la Ligue des champions pour la 1ère fois depuis 1995
La police biélorusse ouvre le feu, avec des fusils à pompe, sur des personnes criant depuis leurs balcons
Macron a appelé Poutine pour discuter du vaccin russe contre le Covid-19 et de la Biélorussie
Tags:
armements, droits de l’homme, F-16 Fighting Falcon, Bahreïn, États-Unis
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook