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    Khan Cheikhoun

    Moscou dénonce des «incohérences» dans l’enquête OIAC-Onu sur la Syrie

    © AFP 2019 Omar haj kadour
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    Les témoignages ainsi que la méthodologie utilisés par l’OIAC et l’Onu dans l’enquête sur l’attaque chimique de Khan Cheikhoun suscitent de nombreuses questions à Moscou…

    Les spécialistes russes ont procédé à l'analyse du rapport préparé par le Mécanisme d'enquête conjoint OIAC-Onu incriminant le gouvernement syrien dans l'attaque chimique à Khan Cheikhoun, a annoncé ce vendredi le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov. Promettant de présenter prochainement un jugement plus détaillé du dossier, le diplomate russe a néanmoins fustigé la méthodologie d'enquête.

    «Un premier bref aperçu permet d'affirmer que les défauts de la méthodologie appliquée par le Mécanisme conjoint d'enquête et par la mission de l'OIAC pour établir les faits sont évidents», a dénoncé M. Riabkov.

    Selon le diplomate, les témoignages utilisés en tant que preuves suscitent de «nombreuses doutes» à Moscou, en raison du caractère «engagé» des sources ainsi que du «non-respect des exigences citées dans la Convention sur l'interdiction des armes chimiques en matière de chronologie de prélèvement et de stockage de preuves matérielles».

    «Toutes ces incohérences logiques, décalages, contradictions internes sont visibles, même après une première lecture superficielle», a indiqué le vice-ministre.

    Moscou a mis mardi son veto à un projet de résolution américain prorogeant le mandat de la mission d'enquête Onu-OIAC sur les attaques chimiques en Syrie. La Russie avait précédemment annoncé qu'elle prendrait une décision concernant le mandat après la publication, fin octobre, des résultats de l'enquête sur l'attaque du 4 avril dernier à Khan Cheikhoun.

    L'opposition syrienne a annoncé, le 4 avril, qu'une attaque aux armes chimiques avait fait 80 morts et 200 blessés à Khan Cheikhoun, dans la province d'Idlib, accusant les troupes gouvernementales syriennes d'être à l'origine de la dispersion chimique. Le commandement syrien a rejeté la responsabilité de l'incident sur les djihadistes et leurs alliés. Les autorités du pays ont rappelé qu'elles n'avaient jamais utilisé d'armes chimiques contre les civils et les terroristes et que l'arsenal chimique syrien avait été retiré du pays sous le contrôle de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

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    Tags:
    ONU, OIAC, Sergueï Riabkov, Khan Cheikhoun, Syrie, Russie
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