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Le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé la mise en place d'une force conjointe du G5 Sahel dans le cadre d'une réunion consacrée à la consolidation de l'aide internationale à cette armée qui peine à réunir le budget nécessaire.

Dans le cadre de la lutte contre l'immigration clandestine via la Libye, le Conseil de sécurité de l'Onu a approuvé la création d'une force conjointe du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad). Cette nouvelle force, dont la formation a été proposée par la France et l'Italie et qui doit compter 5.000 hommes, se heurte pourtant aujourd'hui à un problème de financement.

L'un des membres du Conseil tribal libyen, Baqui al-Ali, a déclaré à Sputnik que cette initiative pourrait être très efficace pour surmonter la crise migratoire qui a frappé de plein fouet plusieurs pays et qui a causé la mort de dizaines de milliers de personnes. En effet, selon The Guardian, 30.000 personnes ont trouvé la mort dans le Sahara et 10.000 autres se sont noyées en Méditerranée depuis 2014.

«Les pays du Sahel ont instamment besoin d'une armée, mais celle-ci ne doit pas s'ingérer dans leurs affaires intérieures, ni dans celles des pays riverains de la Méditerranée. L'armée ne peut aider qu'un pays qui traverse une crise et ce, uniquement en coordination avec la direction de ce pays», a-t-il indiqué.

«Il est évident que la France et l'Italie soutiennent résolument cette initiative, car elles souffrent particulièrement de l'émigration clandestine d'Afrique vers l'Europe. La raison pour laquelle les États-Unis empêchent la mise en place de cette armée, faisant traîner en longueur les débats sur le financement, est tout aussi évidente. Les USA exercent une pression sur l'Onu», a affirmé Baqui al-Ali.

Il a fait remarquer que la force du G5 devrait être opérationnelle d'ici au printemps prochain.

«Pour cela, il est indispensable d'assurer son financement. L'Onu a calculé que sa seule mise en place exigerait 400 millions de dollars [343 millions d'euros, ndlr], mais il faudra également de l'argent pour son entretien», a-t-il noté.

Toujours selon Baqui al-Ali, l'Onu doit tout faire pour trouver les ressources indispensables, afin de stabiliser la région. Pour le moment, la somme collectée ne constitue que 108 millions d'euros dont la moitié a été débloquée par l'UE, a-t-il précisé.

Le G5 Sahel a adopté un plan prévoyant la création d'une force spéciale conjointe composée de 5.000 militaires, policiers et civils, pour combattre les groupes djihadistes et sécuriser les frontières communes de ses pays membres.

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Tags:
crise migratoire, immigration clandestine, ONU, Conseil de sécurité de l'Onu, Sputnik, The Guardian, Baqui al-Ali, États-Unis, Afrique, Europe, Méditerranée, Sahara, Libye, Italie, France, Tchad, Niger, Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Sahel
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