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    Le FBI aurait piraté au hasard des ordinateurs en Russie, en Chine et en Iran

    © AFP 2017 Mandel Ngan
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    Lors d'une opération visant à démanteler un réseau pédophile, le FBI aurait utilisé un outil de piratage maison pour s’introduire sur des milliers d’ordinateurs dans le monde entier et notamment en Russie, en Chine et en Iran, les pays que les États-Unis accusent souvent de piratage informatique.

    Le FBI s’est introduit au hasard sur plus de 8.000 ordinateurs dans 120 pays et notamment en Russie, en Chine, en Iran dans le cadre d’une opération de lutte contre la pornographie juvénile baptisée Pacifier (Pacificateur), affirme le site The Daily Beast citant des documents judiciaires.

    Selon le site, les hackers du FBI, qui avaient pour mission de tracer et d’identifier les membres du réseau Playpen qui partageaient des images pédopornographiques sur le dark web, ont utilisé un maliciel spécial pour infecter les ordinateurs des malfaiteurs sans savoir dans quel pays ces derniers résidaient.

    Ayant découvert que les administrateurs de Playpen exploitaient le site depuis les États-Unis, le FBI a saisi le serveur de Playpen. Au lieu de fermer le site, le FBI l'a déplacé sur un serveur du gouvernement et l’a maintenu opérationnel pendant 13 jours. Pendant ce temps, le FBI a utilisé un outil de piratage fait maison baptisé NIT (Network Investigative Technique, ou «technique d’investigation réseau») pour tracer les adresses IP des utilisateurs et saisir leurs identifiants.

    Le FBI s’est refusé à tout commentaire à ce sujet, d’après The Daily Beast.

    Les actions du FBI risquent d’inciter d’autres pays à «pirater unilatéralement des ordinateurs situés aux États-Unis», a déclaré Scarlet Kim, membre du groupe de défense de la vie privée Privacy International basé au Royaume-Uni, citée par The Daily Beast.

    En 2002, le FBI s’est introduit sur des ordinateurs russes dans le cadre d’une enquête. Après en avoir informé les autorités russes, il a été notifié aux responsables du FBI que leurs agents impliqués dans cette opération faisaient désormais l’objet d’un mandat d’arrêt pour avoir piraté le système informatique du pays.

    L’opération Pacifier risque aussi d’entrainer des conséquences diplomatiques imprévisibles.

    Pour l’instant, les autorités russes, chinoises et iraniennes n’ont pas exprimé leur position concernant ces actions du FBI.

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    Tags:
    virus informatique, piratage, darknet, The Daily Beast, FBI, États-Unis
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