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Les objectifs que Washington poursuit en Syrie suscitent de nombreuses interrogations à Moscou. Pourtant, le sénateur russe Alexeï Pouchkov estime que la présence des États-Unis en Syrie est expliquée par leur désir d’«épargner Daech».

Le sénateur russe Alexeï Pouchkov a commenté le refus de Washington de quitter la Syrie avant d'obtenir des «progrès» aux pourparlers de Genève. Selon le sénateur, Washington ne connait que ses intérêts.

«Mattis: les États-Unis ont le droit d'être en Syrie pour combattre Daech. Premièrement: ni la Syrie, ni l'Onu ne leur ont accordé ce droit. Deuxièmement: ils épargnent Daech pour le réutiliser», a écrit Pouchkov sur Twitter.

Afin d'expliquer ses actions militaires en Syrie, le Pentagone a avancé l'idée que c'est le Conseil de sécurité de l'Onu qui avait permis aux États-Unis de mener des opérations militaires en Syrie, en adoptant des résolutions contre Daech.

«L'Onu a déclaré qu'en principe, nous pouvions poursuivre Daech. Alors, nous y sommes allés pour les détruire», a déclaré James Mattis.

Et d'ajouter: «Mais cela ne signifie pas que nous partirons aussi simplement. Ensuite, Daech 2.0 surgira et nous ferons semblant d'être surpris. Nous avons donc besoin d'efforts à Genève sous l'égide de l'Onu pour progresser».

Il est à noter que le Conseil de sécurité de l'Onu n'a pas autorisé les États-Unis à mener des opérations militaires en Syrie. De plus, les autorités syriennes insistent sur le fait que la présence américaine en Syrie est illégale, puisqu'elle est réalisée sans le consentement des autorités du pays, à la différence de la Russie, qui frappe Daech à l'invitation de Damas.

Auparavant, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avait déjà noté que les objectifs que Washington poursuit en Syrie suscitaient de «nombreuses interrogations» à Moscou.

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Tags:
Daech, James Mattis, Alexeï Pouchkov, Syrie, États-Unis
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