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    Ministère russe des Affaires étrangères

    Moscou rappelle que le sport n'est pas un moyen de pression

    © Sputnik. Natalia Seliverstova
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    La Russie regrette qu'il y ait toujours des tentatives faites pour profiter de manifestations sportives internationales et exercer des pressions et souligne que le sport doit être hors de toute politique.

    Moscou fustige les tentatives pour exercer des pressions par le biais de manifestations sportives internationales et insiste sur le fait que la politique ne doit pas s'immiscer dans le sport.

    «Nous constatons avec regret le nombre croissant de tentatives pour transformer les grandes manifestations sportives internationales et le dossier sportif en levier de pression pour garantir des intérêts immédiats, a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères. Nous sommes certains que le sport forme un domaine à part qui doit être séparé de l'ordre du jour politique. Il doit unir, faire respecter les traditions et la culture des pays au lieu de détruire les relations entre les États et les peuples.»

    Le ministère russe a rappelé que l'autonomie du sport était mentionnée dans la Charte olympique. En effet, le document indique que «la jouissance des droits et libertés […] doit être assurée sans discrimination d'aucune sorte, notamment en raison de la race […] la langue, la religion, les opinions politiques», a poursuivi le ministère.

    En outre, il a noté que la mission du CIO consistait, selon la Charte olympique, à «s'opposer à toute utilisation abusive, politique ou commerciale, du sport et des athlètes» et a cité la résolution de l'Assemblée générale des Nations unies en ce sens.

    Le président de l'Agence mondiale antidopage (AMA), Craig Reedie, a parlé pour sa part de «rêve impossible» pour le sport sans politique, car cette dernière s'infiltrait dans tous les domaines de la vie.

    «C'est irréel, c'est un rêve impossible. La politique concerne presque chaque aspect de notre vie et le sport est la chose la plus importante de toutes les choses peu importantes de notre vie», a-t-il déclaré à l'agence R-Sport.

    L'Agence mondiale antidopage (AMA) a maintenu jeudi la suspension de l'Agence nationale antidopage russe, Rusada.

    Des rendez-vous internationaux se profilent à l'horizon, dont les JO d'hiver de Pyeongchang en Corée du Sud, mais l'enquête sur le dopage russe continue. Deux commissions planchent dessus. L'une, dirigée par Denis Oswald, doit analyser les échantillons prélevés lors des JO de Sotchi et vérifier d'éventuelles manipulations. L'autre, celle de Samuel Schmidt, enquête sur la conspiration institutionnelle en Russie. C'est à l'issue de leurs conclusions que doit être prise la décision sur la participation de la Russie aux Jeux d'hiver de 2018.

    Le vice-Premier ministre russe, Vitali Moutko, a eu vendredi un entretien avec Samuel Schmidt. La rencontre s'est déroulée dans un climat positif, a-t-il indiqué.

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    sport, politique, JO 2018 de Pyeongchang, Comité international olympique (CIO), Agence mondiale antidopage (AMA), Agence antidopage russe (RUSADA), Samuel Schmidt, Denis Oswald, Craig Reedie, Vitali Moutko, Pyeongchang, Sotchi, Corée du Sud, Moscou, Russie
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