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    Député turc: «L’Otan déclare une guerre psychologique à la Turquie»

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    Le scandale lors d’un exercice de l’Otan en Norvège durant lequel le fondateur de la République turque Mustafa Kemal Atatürk et l’actuel Président turc Recep Tayyip Erdogan avaient été mentionnés en tant qu’«ennemis» a relancé la discussion en Turquie sur l’appartenance du pays à l’Alliance. Sputnik s’en est entretenu avec un parlementaire turc.

    En tant que pays membre de l'Otan, la Turquie doit bénéficier du soutien de l'Alliance, mais le plus souvent, tel n'est pas le cas, a déclaré dans un entretien accordé à Sputnik Erkan Akçay, chef adjoint du groupe du Parti d'action nationaliste (MHP) au parlement turc.

    «Vu les événements qui se sont produits depuis 1952 et la politique menée durant cette période, on constate bien que l'Otan n'a pas rempli ses obligations envers la Turquie. […] L'Alliance s'est même transformée en instrument de provocations contre la Turquie, intervenant même parfois en tant que centre de ces provocations», a expliqué l'interlocuteur de l'agence.

    Et de qualifier d'«acte ignoble» l'utilisation des noms de Mustafa Kemal Atatürk et de Recep Tayyip Erdogan pour désigner des «cibles ennemies» lors des manœuvres de l'Otan.

    «Et en dépit de toutes les excuses du secrétaire général de l'Alliance et de ses promesses d'ouvrir une enquête sur cet incident, certains épisodes qui se produisent depuis 1952 font naître de sérieux doutes quant à la sincérité de ces déclarations et de ces excuses», a indiqué le député.

    Selon ce dernier, l'Otan fait preuve de nombreux traits inhérents à des forces hostiles à la Turquie.

    «Autant de faits qui montrent que l'Otan déclare une guerre psychologique à la Turquie. Et c'est la raison pour laquelle nous insistons sur la nécessité d'une discussion sur l'appartenance du pays à l'Alliance», a poursuivi M.Akçay.

    Par ailleurs, il a dit ne pas partager l'avis selon lequel la sortie de l'Otan nuirait à la Turquie.

    «Le retrait de l'Alliance ne doit pas être interprété comme la fin du monde, et la même chose se rapporte également aux négociations sur l'adhésion du pays à l'Union européenne. La Turquie d'aujourd'hui n'est plus celle qu'elle était en 1952 [année de son adhésion à l'Otan, ndlr], ce n'est plus un pays étroitement dépendant de l'Otan. De nos jours, la Turquie est un pays capable de faire valoir légitimement les intérêts du peuple turc, sa volonté et sa position», a conclu l'interlocuteur de Sputnik.

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    Tags:
    négociations, adhésion à l'UE, guerre psychologique, ennemis, cibles, exercices militaires, Sputnik, Parti d'action nationaliste (MHP), Union européenne (UE), OTAN, Mustafa Kemal Atatürk, Recep Tayyip Erdogan, Erkan Akçay, Norvège, Turquie
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