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Les projets américains concernant la création en Syrie de nouveaux combattants opposés aux forces gouvernementales s'expliquent par le désir permanent de Washington de faire face à Moscou, estime le sénateur russe Frantz Klintsevitch.

Afin de comprendre pourquoi les États-Unis forment sur le sol syrien une soi-disante «Nouvelle armée syrienne», il faut seulement se souvenir de la confrontation entre Moscou et Washington à la fin de l'Union soviétique, estime Frants Klintsevitch, vice-président de la commission russe de défense et de sécurité du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe).

«Les Américains ont fait la même chose dans les années 1980, pendant la guerre en Afghanistan en formant des terroristes et en les montant contre l'Union soviétique. Apparemment le temps s'est arrêté pour les USA. Pour eux, la Russie, comme l'était l'Union soviétique il y a 30 ans, reste l'ennemi politique principale à combattre par tous les moyens», a déclaré le sénateur.

Selon M. Klintsevitch, le Président américain voudrait éviter les formes les plus extrêmes de confrontation avec la Russie, ce qui est difficile à faire compte tenu des traditions politiques américaines.

«Apparemment, il n'est pas possible de transformer le système politique américain […] La formation des combattants par des conseillers américains continue», a-t-il ajouté.

Plus tôt, le Centre russe pour la réconciliation des partis en conflit avait déclaré dans un communiqué que la coalition internationale dirigée par les États-Unis contribuait à former de nouveaux groupes armés sur le territoire syrien. Selon le Centre, ces derniers, réunis sous le nom de «Nouvelle armée syrienne», étaient déployés dans l'est du pays, où se trouve le camp de réfugiés d'Al-Hasakah, utilisé par des conseillers américains depuis six mois afin d'entraîner des combattants venant des quatre coins de la Syrie.

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Tags:
terrorisme, Frants Klintsevitch, Afghanistan, Syrie, États-Unis, Russie
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