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Réfugié à Bruxelles, Carles Puigdemont, qui se croit toujours président du gouvernement de la Catalogne, voudrait rentrer dans son pays pour y assister le 23 janvier à l'inauguration du nouveau parlement où les indépendantistes ont remporté la majorité absolue des sièges à l'issue des élections anticipées organisées par Madrid le 21 décembre.

Dans une interview accordée à Reuters, Carles Puigdemont a appelé les autorités espagnoles à lui permettre de rentrer en Catalogne pour la séance inaugurale de la nouvelle législature catalane.

«Je veux rentrer en Catalogne le plus tôt possible. Je voudrais rentrer dès maintenant. Ce serait une bonne nouvelle pour l'Espagne», a-t-il déclaré.

Pour M. Puigdemont, il serait «naturel» d'assister à la séance inaugurale du 23 janvier.

«Si je ne suis pas autorisé à être investi président, ce sera une anomalie majeure pour le système démocratique espagnol», a-t-il souligné.

«Je suis le président du gouvernement régional et je le resterai si l'Etat espagnol respecte les résultats du vote», a ajouté l'homme politique.

Le 21 décembre, les trois partis indépendantistes ont obtenus 70 sièges sur 135 lors d'un scrutin marqué par une participation historique de près de 80%.

S'ils ont obtenu la majorité en siège au Parlement (le jeu des pondérations de voix profitent aux régions rurales qu'ils dominent), les indépendantistes n'ont pas rassemblé la majorité en voix. 47,6% des Catalans ont voté pour les formations indépendantistes, mais 52% des suffrages se sont portés vers les partis défendant l'unité de l'Espagne.

Avec plus de 25% des voix et 37 députés au Parlement, le parti libéral Cuidadanos, fondé en 2006 en Catalogne pour contrer l'indépendantisme, est ainsi devenu le premier parti de la région.

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Carles Puigdemont, Catalogne, Espagne
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