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    Best of 2017: Sputnik était à l’anniversaire de… Spoutnik!

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    Clément Ollivier
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    Impossible pour une anthologie des papiers de Sputnik de passer à côté de l’anniversaire de Spoutnik 1, le premier satellite artificiel de l’histoire de la Terre! Et c’est Clément Ollivier, présentateur-vedette de Radio Sputnik, qui nous relate la commémoration de cet événement fondateur où étaient présents Hubert Reeves et Thomas Pesquet.

    [texte initialement publié le 06/10/2017 avec les titre et chapô suivants:]

    Thomas Pesquet: «L'élan de Spoutnik 1 nous anime encore, et nous animera dans le futur»

    Sputnik rend hommage à Spoutnik! À l'occasion des 60 ans du lancement du premier satellite artificiel de la Terre, le centre culturel russe de Paris accueillait une conférence dédiée à cet événement fondateur et au futur de l'exploration spatiale. Extraits.

    5 faits sur le premier satellite artificiel de la Terre
    © Sputnik . Сергей Пятаков
    58 centimètres de diamètre et à peine plus de 80 kilogrammes: la petite sphère d'aluminium par qui tout a commencé fête ses 60 ans. Lancé le 4 octobre 1957 depuis le cosmodrome de Baïkonour, Spoutnik 1 fut le premier engin spatial à être placé en orbite autour de la terre. Pour souffler dignement ces 60 bougies, le centre culturel russe de Paris accueillait mercredi une conférence-forum pour revenir sur cette prouesse et se tourner vers l'avenir du vol spatial.

    À la tribune, l'astronaute français Thomas Pesquet, qui rentre d'une mission de six mois sur la Station spatiale internationale, rend un vibrant hommage à Spoutnik et à la cosmonautique russe: «Je suis ici avant tout par amitié: par amitié pour le peuple russe, par amitié pour nos partenaires du programme de la Station spatiale internationale.»

    «Le lancement du premier Spoutnik, pour moi qui n'étais pas né à l'époque, c'est un événement fondateur et presque mythologique. C'est l'instant T-zéro de la conquête spatiale, c'est à partir de là que l'"ère cosmique", comme aiment l'appeler nos amis russes, a débuté.»

    Avant de poursuivre: «L'élan qui a lancé Spoutnik vers les étoiles à l'époque nous anime encore aujourd'hui, dans l'exploitation de la Station spatiale internationale, et nous animera dans le futur, pour aller au-delà de la Station spatiale internationale avec nos partenaires russes, américains et européens.»

    Thomas Pesquet à l'auditorium du centre culturel russe de Paris
    © Sputnik .
    Thomas Pesquet à l'auditorium du centre culturel russe de Paris

    Contrairement à Thomas Pesquet, le célèbre astrophysicien franco-canadien Hubert Reeves était, lui, déjà né en 1957. Âgé à l'époque de 25 ans, il raconte pour le public du centre culturel russe son souvenir de l'événement:

    «J'étais à New York et les gens s'exclamaient partout: "Les communistes sont dans le ciel! On les entend, bip-bip-bip!"»

    «Je me rappelle très bien, c'était une véritable hystérie, les radioamateurs captaient le fameux signal et tout le monde se disait que les communistes étaient en train de passer à quelques centaines de kilomètres au-dessus de leurs têtes…»

    L'anecdote est non seulement savoureuse, mais elle a le mérite de mettre le doigt sur l'aspect éminemment politique que peut prendre l'exploration spatiale. À l'époque du lancement du premier Spoutnik, en pleine Guerre froide, l'événement fut décrit par la presse américaine comme un véritable «Pearl Harbor» technologique. Néanmoins, comme le rappelle Sergueï Saveliev, directeur général adjoint de l'agence spatiale russe Roscosmos, la coopération spatiale internationale a toujours su être indépendante du contexte politique:

    «La géopolitique et les relations internationales, aussi tendues soient-elles, n'ont jamais empêché le secteur spatial de coopérer à l'international. Nous avons fêté en 2016 les 50 ans de la coopération spatiale franco-russe, qui avait commencé, alors que la guerre froide battait son plein, avec la visite du général de Gaulle au cosmodrome de Baïkonour, en Union soviétique. Il y a même eu ensuite un programme américano-soviétique dans les années soixante-dix: Apollo-Soyouz. Tout cela montre que l'espace ne connaît pas de frontières.»

    Avant de détailler au micro de Sputnik, en marge de l'événement: «À notre époque non plus, la situation internationale compliquée n'empêche pas la coopération spatiale, notamment entre la France et la Russie. La collaboration entre les différentes agences spatiales se poursuit, et même se renforce, et je suis extrêmement optimiste pour l'avenir. La prochaine étape, c'est Mars, mais il n'y a qu'à un niveau international que ce projet est possible: il n'y a pas un pays qui puisse se permettre seul une mission d'une telle ampleur.»

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    Tags:
    astronautes, cosmonaute, lancement du premier Spoutnik, Holding spatial russe Roscosmos, Thomas Pesquet
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