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    Ex-directeur du FBI James Comey

    C’est le FBI qui s’est ingéré dans l’élection US 2016

    © REUTERS / Brian Snyder
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    «Cet effort soulève de profondes questions sur le rôle du FBI et sur son ingérence possible dans l'élection présidentielle de 2016»: un rapport complet de l’ex-directeur du FBI James Comey sur l'enquête sur les fuites du serveur privé d’Hillary Clinton offre des détails controversés sur le rôle du FBI lors de la présidentielle de 2016.

    Le site du président du Homeland and Government Affairs Committee au sein du Sénat américain, Ron Johnson, a publié un rapport complet de l'ex-directeur du FBI James Comey sur l'enquête sur les fuites du serveur privé d'Hillary Clinton, y compris toutes les modifications qui avaient été masquées publiquement.

    La déclaration originale de l'ex-directeur a été éditée par ses subalternes pour supprimer cinq références distinctes à des termes comme «grossièrement négligente» et supprimer les preuves de violations de crime et de délit, annonce The Hill, se référant aux copies du document complet.

    M.Comey a initialement conclu qu'il était «raisonnablement probable» que le serveur privé non sécurisé de la candidate ait été piraté, bien qu'aucune preuve n'existe pour le prouver. Cependant, ce passage a également été changé pour le plus faible terme «possible», comme le montrent les modifications.

    «Les modifications de la déclaration publique du directeur Comey, faites des mois avant la conclusion de l'enquête du FBI sur la conduite de la secrétaire Clinton, ont eu un impact significatif sur l'évaluation publique des implications de ses actions», écrit le président du comité.

    «À la lumière du fait que les hauts responsables impliqués dans l'enquête éprouvaient une aversion personnelle pour M.Trump, qui était alors candidat à la présidentielle, et de leur désir manifeste de "s'assurer" en cas de victoire, cet effort soulève de profondes questions sur le rôle du FBI et sur l'interférence possible dans l'élection présidentielle de 2016», a écrit M.Johnson.

    Bien qu'il y ait des preuves que Mme Clinton et ses principaux assistants aient violé la loi, la décision de l'ex-directeur du FBI Komis de ne pas porter plainte contre elle était dictée par sa conviction qu'aucun procureur n'engagera de poursuites contre elle.

    «Bien qu'il existe des preuves de violations potentielles de la loi interdisant la négligence grossière dans le traitement des informations classifiées et de la loi interdisant la mauvaise gestion, mon jugement est qu'aucun procureur raisonnable ne poursuivrait un tel cas», a écrit alors M.Comey.

    Ce passage, cependant, a été modifié pour supprimer les références à la «négligence grossière» et à la «mauvaise gestion», laissant une référence beaucoup plus générique aux «violations potentielles des lois», indique le journal.

    D'après The Hill, Ron Johnson a récemment envoyé une lettre au nouveau directeur du FBI, Christopher Wray, lui demandant pourquoi des modifications importantes avaient été faites au projet de M.Comey et si elles faisaient partie d'une tentative des employées du FBI de protéger politiquement l'ex-candidate de suites plus sévères des élections 2016.

    Tags:
    ingérence, FBI, Ron Johnson, James Comey, Hillary Clinton, États-Unis
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