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    Le siège du Washington Post à Washington

    Une journaliste américaine glorifie l’audace d’un partisan des terroristes syriens

    © AFP 2018 Brendan Smialowski
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    Une journaliste du Washington Post a loué le courage d’un «journaliste syrien» qui a été identifié par ses lecteurs comme un propagandiste des terroristes.

    Jeudi 11 janvier, la chef du bureau du Washington Post à Beyrouth, Liz Sly, a publié une vidéo sur laquelle un homme menait un reportage, un micro à la main. La vidéo a été apparemment filmée dans la province d'Idlib.

    «Ce journaliste syrien, debout dans un champ ouvert alors que les bombes explosent autour de lui, a eu de la chance de rester en vie. Pas de gilet pare-balles ou de casque. Vous pouvez à peine l'entendre au-dessus des explosions. Lui et ses collègues sont très courageux», a-t-elle écrit.

    Dans un tweet publié un peu plus tard elle a annoncé que le journaliste s'appelait Tahir al-Umar et qu'il travaillait pour la Free Syrian TV.

    Cependant, des commentateurs, dont plusieurs journalistes, ont réagi et appris à Liz Sly que le «journaliste courageux» de sa vidéo était connu sous le nom d'Abou Omar et qu'il était un propagandiste islamiste qui glorifiait via Twitter les «exploits» des terroristes appartenant à divers groupes. Il a notamment chanté les louanges des combattants après la mort de 60 miliciens chiites dans l'explosion de voitures piégées orchestrée par Daech.

    Les commentaires n'ont pas tardé à pleuvoir.

    Un utilisateur de Twitter a publié, en réponse, une photo d'Omar avec des terroristes de Daech.

    «Sérieusement, vous faites la promotion des médias terroristes officiels. Ce type aboie courageusement "allahu akbar" avec ses camarades d'al-Nosra pendant qu'ils décapitent des prisonniers… Pouvez-vous encore tomber plus bas?», a interrogé Charls Lister.

    «Génial. Le WP glorifie maintenant les sympathisants de Daech», a répliqué Catalyst 317.

    «Il s'appelle Mousa al-Omar. Recherchez ses liens avec Al- Qaïda et d'autres terroristes djihadistes et supprimez votre tweet pour sauver la face», lui a conseillé TonyGandalfini.

    Néanmoins, Liz Sly a refusé d'effacer son post.

    «Je ne reconnais pas que mes paroles se rapportaient au journaliste ou à son activité. J'ai signalé que rester debout dans un champ quand tout explose autour est une preuve de courage», a-t-elle déclaré à RT ajoutant qu'elle ne voyait pas de raisons de s'excuser.

     

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