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    Rencontre entre Vladimir Poutine et le Premier ministre belge Charles Michel

    Russie-UE: la raison l'emporte, selon le vice-président du BLCC en Russie

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    Ces derniers temps les relations entre l’Union européenne et la Russie, et notamment entre la Belgique et la Russie, traversent une période de réchauffement à tel point que le Premier ministre belge Charles Michel a clairement indiqué aux journalistes que l’Europe ne suivra pas les nouvelles sanctions antirusses des États-Unis.

    Les résultats de la récente visite en Russie du Premier ministre belge Charles Michel, la coopération entre la Belgique et la Russie, ses perspectives et ses principaux domaines, ainsi que l'ingérence des États-Unis dans la politique et l'économie européenne en lien avec les sanctions antirusses ont été évoqués à l'intention de Sputnik par le 1er vice-président de la Chambre de commerce belgo-luxembourgeoise en Russie Johan Vanderplaetse.

    «Lors de l'interview qu'il a donnée aux journalistes, M. Charles Michel a clairement indiqué que l'Europe pour l'instant, et j'espère que ce sera la décision finale, ne suivrait pas les nouvelles sanctions américaines. De notre côté, on n'a qu'à espérer que le réchauffement qui a recommencé se poursuivra, que le pragmatisme et la raison l'ont emporté. Je crois qu'il faut suivre dans cette direction», a signalé M. Vanderplaetse.

    Interrogé sur les résultats d'une récente visite du Premier ministre belge Charles Michel en Russie, M. Johan Vanderplaetse a signalé le caractère positif de cette première visite d'un tel niveau depuis 7 ans, depuis 2011.

    «Charles Michel est venu parce qu'il comprend très bien qu'il faut quand même essayer de rénover le dialogue entre la Belgique et la Russie, l'Union européenne et la Russie. Parce qu'on parle beaucoup de chacun, mais pas entre chacun. Il a tout à fait raison, parce que je pense que la Russie, l'Union européenne et la Belgique n'ont qu'à gagner si, à nouveau, on essaie de rénover nos contacts. Je pense que c'est positif et je pense aussi que tout le monde comprend, du côté russe et du côté de l'UE, que les sanctions ne sont pas un but en soi. Il faut quand même recommencer ce dialogue», a signalé M. Vanderplaetse.

    En Russie, Charles Michel s'est entretenu avec son homologue russe Dmitri Medvedev, mais aussi avec Vladimir Poutine.

    «L'entretien n'a pas duré une heure, comme prévu, mais presque deux heures et demi. Cela veut dire aussi quelque chose. Deux semaines plus tard, sa visite a été suivie d'une visite de M.Didier Reynders qui est notre ministre des Affaires étrangères qui a à nouveau rencontré non seulement Lavrov (dans le contexte du comité mixte entre le Luxembourg, la Belgique et la Russie). Moi j'ai aussi participé à ce comité mixte et là on a déjà à nouveau discuté des problèmes que les sociétés belges ont pour faire le business en Russie et les problèmes russes pour entrer sur le marché belge», a-t-il enchaîné.

    Le 1er vice-président de la chambre de commerce belgo-luxembourgeoise en Russie a également constaté que les exportations et les importations de la Belgique en Russie et à l'inverse avait connu une croissance assez importante pendant 2017.

    «Presque plus de 20 % par rapport à 2016 d'importations de la Belgique en Russie et plus que 22% d'importations de la Russie en Belgique. Je pense qu'il y a une dynamique positive», relève M. Vanderplaetse.

    Il y a certes des domaines dans lesquels la coopération entre la Belgique et la Russie est plus étroite, bien qu'il y ait plusieurs façons de coopération.

    «Quand je parle des investissements russes en Belgique, évidemment il y a l'Eurochim, la société qui a acheté l'usine BASF à Anvers. C'est une usine super importante pour l'économie belge et même européenne. Il y a une coopération très intense entre Alrosa et le secteur diamantaire à Anvers et, d'ailleurs, le bourgmestre anversois Bart De Wever va visiter Saint-Pétersbourg et Moscou au mois d'avril. Mais aussi il y a des projets comme le projet Gazprom-Fluxys à Zeebruges pour faire Zeebruges comme port de transit du GNL pour l'Europe. Pour les investissements du côté russe en Belgique, il y a Lukoil, des stations-service, mais aussi il y a des importations et des investissements belges en Russie comme Bekaert qui va ouvrir une nouvelle usine à Lipetsk ou une usine de Sun InBev, la bière, à Klin. Il y a de grosses sociétés belges, mais il uy a aussi des PME, beaucoup de PME qui sont très dynamiques dans certaines niches: médecine, construction, agriculture», a relaté M. Johan Vanderplaetse.

    En ce qui concerne la croissance des importations de la Belgique en Russie et à l'inverse, selon directeur général de la Chambre de commerce belgo-luxembourgeoise Oleg Prozorov cela atteint 9 milliards d'euros.

    «La chambre de commerce belgo-luxembourgeoise continuera à supporter les entreprises belges et luxembourgeoises en Russie, les entreprises qui veulent exporter en Russie, ou importer des produits russes, ainsi que les entreprises russes, bien sûr, qui voient dans la Belgique et le Luxembourg l'endroit d'où elles pourraient avoir accès sur le marché de l'Union européenne», a résumé Oleg Prozorov.

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    exportations, gaz naturel liquéfié (GNL), importations, Union européenne (UE), Charles Michel, Didier Reynders, Belgique, Russie
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