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Le conseiller militaire supérieur du leader suprême de l'Iran a affirmé lors d'un point presse que l'Occident avait utilisé des lézards et des caméléons en vue d'espionner le pays. Un herpétologue, spécialiste des reptiles, a expliqué à Sputnik pourquoi ces propos ne peuvent rien avoir à voir avec la réalité.

Hassan Firuzabadi, ancien chef d'état-major des forces armées iraniennes, s'est prononcé sur la récente interpellation d'environnementalistes accusés d'espionnage: «Il y a quelques années, certains individus se sont rendus en Iran pour rassembler des fonds destinés à la Palestine (…).Ils avaient en leur possession un nombre de reptiles tels que des lézards et des caméléons (…). Nous avons constaté que la peau de ces derniers attirait des ondes nucléaires et qu'ils étaient des espions en quête de mines d'uranium à l'intérieur de la République islamique», a-t-il expliqué à l'agence ILNA.

Essai d'un missile iranien. Image d'illustration.
© AP Photo / Amir Kholousi, ISNA
Et si les lézards et les caméléons pouvaient en fait être des agents de renseignement étrangers? L'interlocuteur de Sputnik, Vladislav Starkov, chercheur à l'Académie russe des sciences et herpétologue émérite, en doute pour de multiples raisons.

«C'est la première fois que j'entends une telle chose. Les lézards, en particulier les caméléons, ne survivraient pas longtemps en Iran compte tenu de son climat, ces animaux poïkilothermes préférant les endroits chauds. Par conséquent, ils ne s'intéressent en aucun cas aux mines d'uranium, qui sont froides», a-t-il souligné.

Concernant leur capacité de renseignement sur le terrain, le chercheur a tenu à souligner qu'ils ne pourraient pas s'en acquitter sans recevoir une assistance extérieure: «Les reptiles devraient dans ce cas transmettre les informations récoltées. Mais ils ne pourraient pas se débrouiller par eux-mêmes, sans détecteurs ou appareils spéciaux».

L’Iran se prépare aux JO d’hiver en Corée du Sud
© Photo. فدراسیون اسکی ایران
À l'en croire, les lézards ne sont pas aptes à percevoir la radiation, ce qui «constituerait un fait avéré».

«En outre, la peau des lézards se compose de protéines semblables à celles de la peau humaine, à savoir de cératines A et B. Aucune de ces deux n'est capable ni d'absorber ni de détecter l'uranium ou d'autres substances radioactives», a-t-il conclu.

Les propos d'Hassan Firuzabadi interviennent à la suite du décès d'un environnementaliste d'origine iranienne naturalisé canadien, Kavous Seyed Emami. Universitaire de renom et directeur de la Fondation pour la faune persane, il avait été arrêté en janvier et était accusé d'espionnage au profit des services de renseignement israélien et américain.

Selon les autorités judiciaires, il se serait suicidé dans sa cellule la semaine dernière.

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Tags:
lézards, nucléaire, espionnage, Iran, Russie
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