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    Maria Zakharova

    L’affaire Skripal, «une question de honte totale» pour Londres et ses services secrets

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    La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a évoqué dans une interview à la chaîne NTV le lien existant entre les affirmations de Londres sur l’implication de Moscou dans l'empoisonnement de l’ancien agent double Sergueï Skripal et les accusations d’usage d’armes chimiques portées contre la Syrie.

    Dans une interview accordée à la chaîne de télévision NTV, Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a qualifié de «spectacle» les déclarations et mesures prises par Londres qui accuse Moscou d'être impliqué dans l'empoisonnement de l'ex-espion Sergueï Skripal et de sa fille.

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    «C'est un spectacle, une mystification absolue, une séance de magie», a-t-elle déclaré.

    Et d'ajouter:

    «Cela ne fait même plus rire. C'est une question de honte totale pour le Royaume-Uni avec tous ses services secrets. C'est un échec colossal.»

    Maria Zakharova a fait remarquer que les déclarations des autorités officielles de Londres au sujet de l'affaire Skripal s'inscrivaient dans le droit fil de la campagne antirusse déployée dès que la Russie a lancé son opération en Syrie.

    «Parce que le sujet des armes chimiques doit être toujours présent dans les médias. Parce qu'il faut dénigrer les efforts de la Russie en Syrie », a-t-elle souligné.

    Évoquant les déclarations de la Première ministre Theresa May au sujet de l'empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, Maria Zakharova a rappelé que Londres n'avait toujours pas fourni à Moscou d'informations sur Sergueï Skripal et sa fille, sur leur état, sur le lieu où ils se trouvaient, sur ce qui se passait.

    Le 4 mars 2018, Sergueï Skripal et sa fille ont été retrouvés inconscients aux abords d'un centre commercial de Salisbury. M. Skripal a reçu l'asile au Royaume-Uni en 2010 après un échange d'agents de renseignement entre la Russie et les États-Unis.

    La Première ministre britannique Theresa May a accusé la Russie d'implication dans l'empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, sans toutefois présenter de preuves tangibles pour appuyer ses allégations. Le Royaume-Uni a refusé de fournir des éléments de preuve que Vassili Nebenzia, représentant permanent de la Russie auprès de l'Onu, avait demandés auparavant.

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    Tags:
    agents, empoisonnement, échec, preuves, NTV (chaîne TV russe), ONU, Sergueï Skripal, Vassili Nebenzia, Theresa May, Maria Zakharova, Salisbury, Royaume-Uni, Londres, Moscou, Syrie, Russie
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