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    Ghouta orientale

    Un civil de la Ghouta informe le Centre russe d’une éventuelle attaque aux gaz toxiques

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    Selon des informations fournies par un civil de la Ghouta orientale, les radicaux fomentent une provocation avec emploi de substances toxiques afin que les États-Unis puissent porter une frappe contre des bâtiments publics et des troupes gouvernementales en Syrie, les accusant d'avoir eu recours à des armes chimiques.

    Le Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie a reçu des informations selon lesquelles les radicaux fomenteraient dans la Ghouta orientale une provocation avec utilisation de substances toxiques, a annoncé le général de brigade Youri Evtouchenko, chef du Centre russe.

    «Le Centre russe pour la réconciliation a été averti dans la soirée du 19 mars par un habitant du district d'al-Wanar (Ghouta orientale) d'une provocation que prépareraient les radicaux avec emploi de substances toxiques», a-t-il indiqué.

    «Selon l'homme qui a appelé le Centre, les terroristes pourraient disperser des substances toxiques dans des quartiers résidentiels, ce qui ferait un grand nombre de victimes parmi les habitants. Par la suite, l'intoxication pourrait servir à accuser les troupes gouvernementales d'avoir utilisé des armes chimiques contre les civils», a précisé Youri Evtouchenko.

    Le Centre russe a fait part de cette information aux représentants des autorités syriennes.

    Samedi dernier, l'état-major général de l'armée russe a annoncé que les États-Unis pourraient porter une frappe contre des bâtiments publics et des troupes gouvernementales en Syrie, les accusant d'avoir fait usage d'armes chimiques.

    «Ces provocations doivent fournir un prétexte aux États-Unis et à leurs alliés pour frapper des militaires et des bâtiments publics en Syrie», a déclaré le chef du Commandement opérationnel principal de l'état-major russe, le général Sergueï Roudskoï.

    «Nous relevons des signes de préparatifs d'éventuelles frappes. Ainsi, des détachements de porteurs navals de missiles de croisière ont été formés dans la partie orientale de la Méditerranée, dans le golfe Persique et en mer Rouge », a-t-il souligné.

    «Une question s'impose: à qui les États-Unis prévoient-ils d'accorder leur soutien par ces frappes, aux terroristes du Front al-Nosra* et leurs complices se livrant à des excès dans la Ghouta orientale?», a-t-il ajouté.

    Entre-temps, une pause humanitaire dans la Ghouta orientale a permis une nouvelle évacuation de civils.

    «Sous contrôle du Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie […] 525 civils ont pu quitter la zone par le point de passage de Muhayam-al-Wafedin», a déclaré son représentant.

    Depuis le 28 février, 2.241 personnes ont emprunté ce couloir. Un second couloir humanitaire a permis de faire sortir 5.521 civils au cours des dernières 24 heures, a indiqué le ministère.

    Depuis le début de l'opération dans la Ghouta orientale, le Centre russe a contribué à la sortie de 79.702 civils, dont une majorité d'enfants.

    *Le Front al-Nosra est une organisation terroriste interdite en Russie

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    Tags:
    pause humanitaire, civils, sortie, provocation, Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie, ministère russe de la Défense, Iouri Evtouchenko, Sergueï Roudskoï, Ghouta orientale, Golfe persique, Méditerranée, Syrie, États-Unis
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