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    l'affaire Skripal

    Erdogan dévoile ce que la Turquie envisage dans le cadre de l'affaire Skripal

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    Affaire Skripal (109)
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    Le Président turc a confirmé qu'Ankara n'envisageait pas de suivre l'exemple de certains pays et d'expulser des diplomates russes de Turquie après l'empoisonnement de l'ex-agent double Sergueï Skripal commis au Royaume-Uni.

    Recep Tayyip Erdogan a réaffirmé mercredi que la Turquie n'expulserait pas de diplomates russes en lien avec l'affaire Skripal contrairement à de nombreux pays de l'Union européenne et de l'Otan.

    «Ce n'est pas parce que certains pays ont pris des mesures sur la foi d'allégations que nous sommes obligés de prendre des mesures similaires», a déclaré le Président, cité par le quotidien turc Hurriyet.

    La veille, le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Hami Aksoy, a déclaré qu'Ankara était favorable à une enquête sur l'affaire Skripal pour identifier les auteurs de l'attaque et les traduire en justice.

    M. Aksoy a également souligné que la Turquie «condamne ce qui s'est passé au Royaume-Uni et considère l'utilisation d'armes chimiques comme un crime contre l'humanité».

    La Turquie n'est pas le seul pays qui a décidé de ne pas expulser les diplomates russes. Pour des raisons différentes, l'Autriche, la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, Chypre, la Grèce, Israël, le Luxembourg, Malte, le Monténégro, la Nouvelle-Zélande, le Portugal, la Slovaquie et la Slovénie se sont abstenus de participer à la vaste attaque diplomatique contre Moscou lancée par le Royaume-Uni.

    Un ancien colonel des services de renseignement militaires russes, Sergueï Skripal, et sa fille Ioulia ont été retrouvés inconscients le 4 mars dernier aux abords d'un centre commercial de Salisbury. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, a accusé la Russie d'être derrière l'empoisonnement des Skripal, sans toutefois présenter de preuves tangibles pour appuyer ses allégations, avant d'expulser 23 diplomates russes du Royaume-Uni.

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    Tags:
    OTAN, Sergueï Skripal, Royaume-Uni, Turquie, Russie
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