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    Le lieu de l’empoisonnement de Sergueï Skripal et sa fille, à Salisbury

    L’ambassadeur russe à Londres précise qui est derrière l’affaire Skripal et pourquoi

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    Enquête sur l’empoisonnement de Sergueï Skripal (100)
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    L’ambassadeur russe à Londres, Alexandre Iakovenko, a qualifié l’affaire Skripal de provocation réalisée par les services spéciaux britanniques dans le contexte des problèmes auxquels le Royaume-Uni doit faire face.

    L'affaire Skripal est une provocation organisée par les services spéciaux britanniques a annoncé l'ambassadeur de Russie à Londres Alexandre Iakovenko dans une interview accordée à la chaîne de télévision russe NTV.

    «On refuse de collaborer avec nous, on ne nous présente aucuns faits. Cela nous pousse à conclure que c'est une provocation des services spéciaux», a déclaré M.Iakovenko.

    Il a aussi indiqué que le Royaume-Uni se trouvait maintenant en difficulté à cause de deux raisons. D'abord, le Brexit.

    «À Bruxelles, quand la déclaration sur Skripal a été adoptée, le sujet du Brexit a complètement disparu. À ce moment-là, des accords sur de nouvelles négociations entre Londres et les pays de l'Union européenne ont été conclus. Autrement dit, le sujet [du Brexit, ndlr] est resté inaperçu et les Britanniques ont accepté dans ce cadre-là pratiquement toutes les conditions de l'Union européenne», a ajouté l'ambassadeur russe.

    Quant à la seconde raison, elle est liée au rôle du Royaume-Uni au sein de ses alliés. Selon M.Iakovenko, avec l'approbation de la stratégie de sécurité nationale en 2015, Londres a décidé de prendre le leadership dans la question de la dissuasion de Moscou.

    «Une provocation forte est nécessaire pour dissuader la Russie. Cette provocation sauvage a probablement été organisée par les Britanniques pour que le peuple et le parlement soutiennent cette position», a souligné le diplomate.

    Cela étant, il est certain que le Royaume-Uni ne réussira pas à rendre l'information sur l'affaire Skripal secrète et à éviter la responsabilité.

    «Je suis sûr que la Russie ne permettra pas aux Britanniques de sortir de la légalité. Ils devront répondre. Maintenant, nous choisissons quelle méthode suivre», a conclu Alexandre Iakovenko.

    Le 4 mars dernier, Sergueï Skripal et sa fille Ioulia ont été retrouvés inconscients aux abords d'un centre commercial de Salisbury. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, a accusé la Russie d'être derrière l'empoisonnement des Skripal, sans toutefois présenter de preuves pour appuyer ses allégations, avant d'expulser 23 diplomates russes du Royaume-Uni.

    Par la suite, 18 pays de l'UE ainsi que les États-Unis, le Canada, la Norvège, l'Ukraine, l'Albanie, le Monténégro et la Moldavie ont annoncé leur décision d'expulser des diplomates russes dans le cadre de l'affaire Skripal. Le plus grand nombre de Russes a été expulsé des États-Unis, soit 48 diplomates et 12 employés de la mission russe auprès de l'Onu. Washington a par ailleurs ordonné la fermeture du consulat général russe à Seattle. Le nombre de diplomates expulsés dans le cadre de l'affaire Skripal avoisine désormais les 151 personnes du côté occidental et plus de 300 au total des deux côtés.

    Dossier:
    Enquête sur l’empoisonnement de Sergueï Skripal (100)

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    Tags:
    services spéciaux, ambassadeur, provocation, négociations, Brexit, ONU, Union européenne (UE), Sergueï Skripal, Alexandre Iakovenko, Theresa May, Salisbury, Albanie, Monténégro, Bruxelles, Norvège, Moldavie, Royaume-Uni, Londres, Canada, Ukraine, États-Unis, Russie
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