International
URL courte
Enquête sur l’empoisonnement de Sergueï Skripal (104)
702113
S'abonner

Après que les experts de Porton Down ne sont pas parvenus à prouver l'origine russe de l'agent utilisé pour empoisonner l'ex-agent double Sergueï Skripal, le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov, a affirmé que le gouvernement britannique devrait s'excuser devant Moscou.

Commentant les résultats de l'enquête menée par les experts de Porton Down, qui n'ont pas pu déterminer l'origine de l'agent toxique responsable de l'empoisonnement de Sergueï Skripal, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a indiqué que Londres devrait s'excuser devant Moscou pour les accusations portées à son encontre.

«La Russie a dit depuis le début qu'elle n'était pas impliquée [dans cette affaire]. Mais le ministre britannique des Affaires étrangères, qui a accusé le Président Poutine, et la Première ministre britannique devront regarder dans les yeux leurs collègues européens à qui ils ont raconté des choses», a déclaré le porte-parole.

La théorie britannique «ne sera prouvée en aucun cas, car il est impossible de la prouver» et «le marasme est allé trop loin», a-t-il encore ajouté.

Boris Johnson et Theresa May «devront d'une façon ou d'une autre présenter leurs excuses à la partie russe», a souligné M.Peskov.

Les chercheurs du laboratoire britannique de Porton Down n'ont pas été en mesure d'établir le pays d'où provenait l'agent innervant utilisé dans la tentative d'assassinat de l'ex-agent double russe Serguei Skripal et de sa fille Ioulia au Royaume-Uni, a déclaré le chef du laboratoire Gary Aitkenhead dans une interview accordée à Sky News.

Le Président Poutine a à son tour affirmé que des agents similaires au gaz A234 pouvaient être produits dans une vingtaine de pays et que l'intérêt de la Russie était qu'une enquête complète soit menée sur cette affaire, demandant qu'elle y ait accès.

Le 4 mars dernier, Sergueï Skripal et sa fille Ioulia ont été retrouvés inconscients aux abords d'un centre commercial de Salisbury. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, a accusé la Russie d'être derrière l'empoisonnement des Skripal, sans toutefois présenter de preuves tangibles pour appuyer ses allégations, avant d'expulser 23 diplomates russes du Royaume-Uni.

Par la suite, 18 pays de l'UE ainsi que les États-Unis, le Canada, la Norvège, l'Ukraine, l'Albanie, le Monténégro et la Moldavie ont annoncé leur décision d'expulser des diplomates russes dans le cadre de l'affaire Skripal.

Selon les récentes informations, Ioulia Skripal est sortie du coma et son état s'améliore. Mais les diplomates russes se voient refuser de lui rendre visite bien qu'elle soit citoyenne russe.

Dossier:
Enquête sur l’empoisonnement de Sergueï Skripal (104)

Lire aussi:

Un chien protège un garçon de trois ans perdu dans les bois
Il vient de braquer un McDonald’s mais ne s’attendait pas à tomber sur ce genre de clients
La Syrie promet d'abattre tout avion violant son espace aérien
La punition qu’un père administre à ses filles qui refusent de porter le voile
Tags:
empoisonnement, excuses, accusations, enquête, Ioulia Skripal, Sergueï Skripal, Boris Johnson, Theresa May, Dmitri Peskov, Royaume-Uni, Londres, Moscou, Russie
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook