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    Ghouta orientale

    Une Troisième guerre mondiale est-elle vraiment souhaitée?

    © Sputnik . Mikhail Alaeddin
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    Donald Trump a invité, mercredi 11 avril, la Russie à être prête à contrer les missiles «modernes et intelligents» américains. Des experts affirment cependant à Sputnik qu’il n’y aura pas de frappes en Syrie et que la guerre n’est menée que dans les médias.

    L'ex-commandant de l'armée de l'air libanaise Mahmud Matar a confié à Sputnik que «la crise actuelle tient au fait que de nombreux participants à la crise syrienne sont acculés au mur». Mais il estime que le pire n'aura pas lieu.

    «Personne ne veut une Troisième guerre mondiale, elle serait le malheur absolument pour tous. Des projets de possible dénouement de la situation pourraient être proposés par le Conseil de sécurité. Cela pourrait être l'envoi en Syrie d'une commission d'enquête sur les incidents chimiques. Je pense que c'est une option tout à fait acceptable», a déclaré le général Mahmud Matar.

    «Aujourd'hui nous sommes en présence d'attaques et de contre-attaques incessantes. Chaque partie est en mesure d'utiliser des missiles balistiques. Jusqu'où cela peut-il aller? Des unités terrestres américaines débarqueront-elles sur le littoral syrien? Je ne le crois pas. Les États-Unis et leurs alliés comprennent que c'est un pas très grave qui sera suivi de changements très dangereux», a-t-il poursuivi avant de résumer:

    «L'escalade en Syrie se produit essentiellement sur le terrain médiatique. C'est un jeu de nerfs. Les victoires des forces russes, de l'armée syrienne et de ses alliés font voler en éclats les projets des États-Unis et d'Israël visant la division de la Syrie. Je ne pense pas que quelque chose changera brusquement en Syrie. Les unités russes remplissent leurs missions et continueront de le faire.»

    Un autre expert libanais, le général à la retraite Hisham Jaber, estime que les États-Unis n'effectueront pas les frappes évoquées par le Président américain.
    «La Russie est un facteur dissuasif contre ce pas dangereux. La Russie a déjà déclaré qu'elle répondrait à une frappe éventuelle. L'histoire de l'aérodrome de Shayrat ne se répétera plus», a signalé Hisham Jaber.

    De son avis, par ses déclarations retentissantes Donald Trump tente de résoudre des problèmes intérieurs et de détourner ainsi l'attention des Américains par la possibilité d'une opération militaire à l'étranger.

    «La Syrie compte nombre de cibles d'une frappe éventuelle. Je pense que les États-Unis pourraient frapper sur une d'entre elles. Il faut comprendre que Donald Trump s'y hasardera s'il comprend qu'une réponse vigoureuse ne suivra pas de la part de la Russie car cela peut déclencher une grande guerre. Ceux qui mènent le jeu dans la région savent parfaitement combien loin ils peuvent aller et quelles conséquences attendre de chaque pas. Toute agression américaine et israélienne dans la région a de graves conséquences. Les troupes russes se trouvent actuellement en Syrie et la Russie a nettement affiché sa position. Est-ce que les Américains veulent une confrontation avec la Russie? Je pense que les Américains peuvent porter une frappe de peu d'importance en Syrie ce qui sauvera la face de Donald Trump dans son pays», a conclu le général à la retraite Hisham Jaber.

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    Tags:
    frappe aérienne, Mahmud Matar, Hisham Jaber, Donald Trump, Syrie
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