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    Le siège de l'OIAC à La Haye

    L’OIAC a déterminé l’agent neurotoxique utilisé pour empoisonner les Skripal

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    Enquête sur l’empoisonnement de Sergueï Skripal (92)
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    L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a déterminé, à l’issue de tests, le type de l’agent neurotoxique qui a servi à la tentative d’assassinat de l'ancien agent double Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia. Le rapport complet, avec le nom de l’agent, n’est accessible qu’aux membres de l’OIAC.

    Des experts de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) ont confirmé ce jeudi qu'un agent innervant avait été utilisé pour empoisonner l'ex-agent Sergueï Skripal et sa fille Ioulia, a indiqué la chaîne Sky News en publiant une photo du communiqué de l'OIAC.

    «Les résultats des analyses des échantillons biologiques réalisées par les laboratoires désignés par l'OIAC démontrent que trois personnes hospitalisées [Sergueï et Ioulia Skripal, ainsi qu'un policier britannique, ndlr] ont été exposées à cet agent chimique toxique», indiquent les experts.

    Sky News n'a pas à son tour tardé à constater que le soi-disant «Novitchok [gaz A-234] avait été utilisé pour empoisonner Sergueï Skripal», avant de reconnaître tout de même que «le communiqué ne citait pas directement Novitchok».

    Le communiqué a relevé tout particulièrement le «haut degré de pureté» de la substance. Toutefois, l'appellation précise de l'agent neurotoxique ne soit accessible qu'aux membres de l'organisation.

    La représentation de la Russie auprès de l'OIAC a confirmé que le document lui avait été remis.

    «Nous avons reçu le rapport, a indiqué un membre de la représentation. Son examen demandera un certain temps.»

    Le ministère britannique des Affaires étrangères a refusé de répondre à Sputnik à la question de savoir si le rapport de l'OIAC sur «l'affaire Skripal» citait l'appellation «Novitchok», se référant au secret du rapport.

    Le 4 mars dernier, l'ex-agent russe Sergueï Skripal et sa fille ont été retrouvés inconscients aux abords d'un centre commercial de Salisbury. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, a accusé la Russie d'être derrière l'empoisonnement des Skripal, sans toutefois présenter de preuves pour appuyer ses allégations, avant d'expulser 23 diplomates russes du Royaume-Uni.

    La Russie a toujours démenti les allégations de Londres. Début avril, les chercheurs du laboratoire britannique de Porton Down ont reconnu ne pas être en mesure d'établir le pays d'où provenait l'agent innervant utilisé dans cette tentative d'assassinat. Le gouvernement russe a demandé à Londres à plusieurs reprises de lui permettre de participer à cette enquête.

    Dossier:
    Enquête sur l’empoisonnement de Sergueï Skripal (92)

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    agent toxique, communiqué, A234, Sputnik, OIAC, Theresa May, Ioulia Skripal, Sergueï Skripal, Londres, Royaume-Uni, Russie
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