Ecoutez Radio Sputnik
    Tsipras

    Tsipras à Macron: la Grèce ne prendra pas part à une opération éventuelle en Syrie

    © REUTERS / Jean-Paul Pelissier
    International
    URL courte
    21812

    Lors d'un entretien téléphonique qu'il a eu avec Emmanuel Macron, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a déclaré que les forces armées grecques ne participeraient pas à une éventuelle opération militaire en Syrie, rapporte l’agence Athens-Macedonian News Agency (AMNA).

     

    Les forces armées grecques ne prendront pas part à une possible opération militaire en Syrie pour riposter à la prétendue attaque chimique dans la ville syrienne de Douma, a indiqué vendredi lors d'un entretien téléphonique le Premier ministre grec Alexis Tsipras à Emmanuel Macron, selon l’agence Athens-Macedonian News Agency (AMNA) citant des sources au sein du gouvernement grec.

    «Les deux leaders ont discuté des récents événements en Syrie. Le Premier ministre grec a condamné l’utilisation d’armes chimiques. Il a dit que des initiatives résolues de la part de l’Union européenne étaient indispensables et a souligné la nécessité de produire des efforts pour aboutir à un règlement pacifique sur la base de la proposition suédoise.»

    Le 12 avril, la Suède a présenté au Conseil de sécurité de l’Onu une résolution visant à envoyer en Syrie une mission de haut niveau chargée d'étudier les possibilités de désarmement.

    Donald Trump a menacé le 9 avril de prendre des mesures militaires contre les autorités syriennes après le recours supposé à des substances toxiques dans la ville syrienne de Douma. Moscou a mis en garde Washington au sujet des graves retombées qu'aurait une frappe contre la Syrie, si des citoyens russes en étaient victimes. Le 11 avril, le Président américain a conseillé à Moscou de se préparer à une attaque américaine de missiles contre la Syrie. Il a indiqué sur son compte Twitter que ces missiles seraient «bons, nouveaux et intelligents».

     

    Au cours des derniers jours, la situation en Syrie s'est sérieusement tendue. Les pays occidentaux affirment qu'une attaque chimique a eu lieu le 7 avril dans la ville de Douma, près de la capitale syrienne. La Russie a démenti les informations concernant une bombe au chlore qui aurait été larguée par les forces gouvernementales syriennes. Les militaires russes ont qualifié de fausses les photos de victimes de la prétendue attaque chimique à Douma publiées par les «Casques blancs» sur les réseaux sociaux. Moscou estime que l'objectif de ces informations mensongères est de protéger les terroristes et de justifier d'éventuelles actions extérieures.

    Damas a qualifié les accusations contre l'armée syrienne liées aux armes chimiques de peu convaincantes. La partie syrienne a plus d'une fois souligné que tout son arsenal chimique avait été évacué du pays en 2014 sous le contrôle de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

    Lire aussi:

    Le Kremlin met en garde contre les démarches destructrices en Syrie
    Macron s’exprime sur une éventuelle frappe contre la Syrie
    La présumée attaque chimique en Syrie n’est pas «le motif à une opération de force»
    Tags:
    attaque chimique, Union européenne (UE), Emmanuel Macron, Alexis Tsipras, Douma, Grèce, Syrie
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik