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    Affaire Skripal

    Ex-expert de l’Onu: les Skripal auraient pu être empoisonnés avec du BZ, produit aux USA

    © REUTERS / Peter Nicholls
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    Le rapport de l’OIAC divulgué par Londres soulève de nombreuses questions, et l’une d’entre elles concerne la substance BZ, dont des traces auraient été détectés dans les échantillons prélevés sur le lieu de l’empoisonnement des Skripal. L’agent toxique n’a jamais été fabriqué en Russie, affirme un ancien expert de l’Onu.

    Le Royaume-Unis a commis une erreur en demandant à l'OIAC de rendre public un rapport détaillé parmi les pays signataires de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques (CIAC), estime dans un entretien à RT Anton Outkine, ancien expert de l'Onu en Irak et spécialiste des armes chimiques.

    «Car plus d'information sera publiée, plus il y aura de questions adressées à Londres», observe-t-il, avant de poursuivre: «Je suppose que c'est justement de ce rapport de l'OIAC que la Russie a appris que le laboratoire de la ville suisse de Spiez avait détecté, dans les échantillons prélevés à Salisbury, des traces de l'agent toxique BZ. Il est rare qu'il mène à la mort, et pour cela sa concentration doit être très élevée. Dans le même temps, le BZ vise précisément le système nerveux.»

    L'expert a tenu à souligner que la substance en question n'a jamais été stockée dans l'arsenal russe, mais avait été produite aux États-Unis.

    «Cet agent toxique avait été dans l'inventaire américain et a été produit dans le pays entre 1962 et 1956. Cet agent toxique n'a jamais été dans l'arsenal russe», note-t-il.

    Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a annoncé samedi qu'un laboratoire indépendant situé en Suisse avait analysé les échantillons recueillis par l'OIAC à Salisbury et y avait détecté des traces de l'agent toxique connu comme le BZ. Sa formule faisait partie de l'arsenal de l'armée américaine, britannique ainsi que ceux d'autres pays de l'Otan.

    Des traces du A-234 ont également été décelées par le laboratoire suisse, a indiqué Sergueï Lavrov tout en jugeant que le niveau de concentration de produit retrouvé aurait dû entraîner la mort rapide de Sergueï Skripal.

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    Tags:
    gaz, OIAC, États-Unis, Londres, Royaume-Uni
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