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    Un missile Tomahawk, le 14 avril 2018

    Que peuvent raconter les «missiles intelligents» à l'industrie russe de la défense?

    © REUTERS / U.S. Navy/Lt. j.g Matthew Daniels
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    Les pièces de missiles de croisière franco-britanniques que les militaires russes ont à leur disposition ne possèdent aucune innovation technique «exceptionnelle ou merveilleuse», mais leur étude pourrait aider à améliorer les moyens de défense contre cette arme, comme contre les Tomahawk US, a indiqué l'expert militaire russe Viktor Mourakhovski.

    Des fragments de missiles de croisière franco-britanniques Scalp (Système de croisière conventionnel autonome à longue portée), baptisés Storm Shadow au Royaume-Uni, et Tomahawk précédemment abattus par la défense antiaérienne syrienne ont été présentés par l'état-major des forces armées russes. En outre, deux missiles qui n'ont pas explosé ont été retrouvés intacts. Les médias se sont dépêchés d'affirmer que ce sont les Scalp qui présentent un intérêt particulier pour la Défense russe.

    Toutefois, Viktor Mourakhovski, rédacteur en chef du magazine russe Arsenal de la Patrie et expert militaire, a affirmé que ces missiles n'étaient dotés d'aucune innovation technique «exceptionnelle ou merveilleuse».

    «Pour ma part, je ne dirais pas qu'ils sont d'un très grand intérêt, sauf, peut-être, parce qu'ils sont nouveaux. Mais en fait, ils ne comportent aucune innovation technique de principe», a déclaré Viktor Mourakhovski.

    Selon lui, le missile «est, techniquement, moderne, "intelligent" comme on dit».

    «Toutefois, il s'est retrouvé entre nos mains et il ne comporte rien de surnaturel qui n'aurait été vu dans d'autres missiles», a-t-il souligné.

    Rappelant que l'arme avait déjà été employée pendant la guerre en Irak, où le Royaume-Uni avait également soutenu les États-Unis, il a indiqué que le plus grand intérêt pour les spécialistes russes se situait au niveau des techniques des diapasons de systèmes radioélectroniques du missile, ainsi que du système de corrélation de représentation de la surface terrestre et des hauteurs.

    «Ce qui nous intrigue aussi, c'est la version dont nous disposons, car il en existe avec une tête à imagerie thermique pour l'autoguidage final. Il n'y a pas que le système de corrélation ou le GPS. Il serait intéressant de savoir comment ils ont installé le système de navigation inertiel sans plateforme à l'intérieur», a poursuivi Viktor Mourakhovski.

    Il a fait remarquer que les industriels russes n'avaient pas l'intention de copier quoi que ce soit parce les armes russes étaient d'ores et déjà dotées de systèmes semblables.

    «Il s'agit plutôt de détails techniques» pour mettre au point des moyens de défense, a-t-il souligné.

    Auparavant, les médias avaient fait savoir, en se référant à des sources au ministère syrien de la Défense, que deux missiles de croisière américains lancés le 14 avril avaient été envoyés le 18 avril en Russie.

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    missiles de croisière, innovations, Tomahawk, guerre d'Irak (2003), Viktor Mourakhovski, Irak, Russie, Royaume-Uni, France, Syrie, États-Unis
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