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    Theresa May

    Le gouvernement de May risque de s’effondrer avant la fin des négociations sur le Brexit

    © AP Photo / Virginia Mayo
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    Il est peu probable que Londres réussisse à résoudre les questions clefs du Brexit que sont le régime frontalier avec l’Irlande et l’accord de libre-échange avec l’UE d’ici à octobre 2018, a indiqué la députée de l’Allemagne au Parlement européen Gabriele Zimmer, selon qui cette situation pourrait mener à la chute du gouvernement de Theresa May.

    Le gouvernement de Theresa May pourrait s'effondrer avant l'aboutissement des négociations entre Londres et Bruxelles sur les conditions du Brexit en octobre 2018, suppose Gabriele Zimmer, députée de l'Allemagne au Parlement européen, présidente du groupe la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL).

    Mme Zimmer a mentionné la démission inattendue de la Secrétaire d'État à l'Intérieur, Amber Rudd, qui a été remplacée le 30 avril par Sajid Javidg.

    «La semaine dernière, nous avons rencontré des membres du Bureau de l'Intérieur britannique pour discuter de la procédure d'enregistrement des citoyens de l'Union européenne [résidant de façon permanente au Royaume-Uni après la sortie de l'UE, ndlr]. Le lendemain, nous avons dû changer le nom du destinataire de nos courriers au Bureau de l'Intérieur britannique», a-t-elle déclaré à Business Insider.

    Selon elle, cette situation témoigne de l'instabilité du cabinet des ministres britannique.

    «Ce n'est pas seulement le gouvernement qui est instable, c'est tout l'environnement [des négociations sur le Brexit, ndlr]», a constaté Mme Zimmer.

    La députée européenne a aussi indiqué que Londres n'avait pas encore réussi à résoudre le problème de la frontière entre le Royaume-Uni et l'Irlande. Une solution devra être proposée par la partie britannique lors du sommet du Conseil européen qui aura lieu en juin. Si cette question n'était pas résolue, l'accord entre Londres et Bruxelles sur Brexit ne serait pas conclu. Et cela mènerait à l'effondrement du gouvernement britannique, a annoncé l'interlocutrice de Business Insider.

    Mme Zimmer a aussi mis en doute les affirmations du Secrétaire d'État à la Sortie de l'Union européenne, David Davis, selon qui un accord commercial entre le Royaume-Uni et l'Union européenne serait jusqu'à la fin des négociations sur le Brexit.

    «Si la partie britannique n'a pas une proposition concrète qui pourra être soumise au Parlement européen et présentée lors du sommet du Conseil européen d'ici à juin, je ne sais pas comment nous pourrions discuter ne serait-ce que des points principaux d'un accord de libre-échange en mars prochain. C'est une illusion», a-t-elle conclu.

    Lors du référendum du 23 juin 2016, les Britanniques ont décidé de quitter l'Union européenne. Les négociations entre Londres et Bruxelles sur les conditions du Brexit ont commencé le 19 juin 2017, soit à peu près un an après la tenue de ce référendum. Le dialogue devra se poursuivre jusqu'au mois d'octobre 2018, puis les parties disposeront de six mois pour faire ratifier les accords obtenus par leurs parlements nationaux. Le Royaume-Uni devra avoir quitté l'Union européenne le 29 mars 2019. S'ouvrira alors une période transitoire jusqu'au 31 décembre 2020.

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    gouvernement, députés, accord, frontière, négociations, Brexit, Conseil européen, Parlement européen, Commission européenne, Union européenne (UE), Theresa May, Irlande, Bruxelles, Royaume-Uni, Londres, Allemagne
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