Ecoutez Radio Sputnik
    Alger

    Jérusalem: Alger considère la décision des USA «nulle et non avenue»

    CC BY-SA 4.0 / Yelles / Le Musée des Beaux-Arts d'Alger vu depuis le Jardin d'Essai
    International
    URL courte
    19807

    A la veille du transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv vers Jérusalem, le 14 mai 2018, l’Algérie a déclaré que toute décision conduisant à changer le statut de la ville sainte, sa nature ou sa composition démographique ne sera d’«aucun effet juridique et nulle et non avenue», a déclaré son ministre des Affaires étrangères, le 9 mai 2018.

    En réponse à la décision du Président américain de reconnaitre Jérusalem comme capitale d'Israël et d'y transférer l'ambassade de son pays, l'Algérie a estimé que toute décision internationale pouvant porter atteinte au statut de la ville sainte, changer sa nature ou sa composition démographique n'aura «aucun effet juridique» et sera «nulle et non avenue», a déclaré Abdelkader Messahel, ministre algérien des Affaires étrangères, le 9 mai 2018, à Alger, lors de son allocution à l'occasion de l'ouverture de la 3e session de la Commission mixte algéro-néerlandaise de coopération économique et technologique.

    «Il est clair que toute décision qui vise à altérer la nature, le statut ou la composition démographique de la ville sainte de Jérusalem sera d'aucun effet juridique et nulle et non avenue», a déclaré le ministre algérien cité par l'Agence Presse Algérie (APS).

    «Tout comme mon pays, votre pays je le sais, demeure convaincu que le plus vieux conflit dans la région du Proche-Orient, celui du déni au peuple palestinien de son droit le plus élémentaire de vivre libre et indépendant, nécessite une paix juste, globale et durable sur la base de la solution à deux Etats et conformément au droit et aux décisions légales internationales», a-t-il ajouté en s'adressant à son homologue néerlandais Stef Blok.

    Exprimant la position officielle des Pays-Bas sur la question de la résolution du conflit palestinien, le ministre néerlandais des Affaires étrangères a estimé que «pour ce qui est du Moyen-Orient, les deux parties en conflit ne sont actuellement pas prêtes à négocier, nous devons les inciter à faire un pas vers la solution à deux États afin que cette question sorte de la spirale négative», selon l'APS.

    En décembre, Donald Trump a rompu avec ses prédécesseurs, reconnaissant Jérusalem comme capitale de l'État hébreu. Le 14 mai, l'ambassade américaine déménagera de Tel Aviv à Jérusalem. Dans la foulée des États-Unis, plusieurs pays d'Amérique latine ont annoncé eux aussi le transfert de leurs missions diplomatiques.

    Le transfert de l'ambassade des États-Unis est prévu pour le 14 mai pour coïncider avec le 70e anniversaire de la création de l'État d'Israël.

    Des 193 pays composant l'Assemblée générale de l'Onu, 128 ont voté fin décembre une résolution condamnant la décision américaine, dont des alliés des États-Unis comme la France et le Royaume-Uni. Seuls sept pays se sont alignés sur Washington.

    La décision de Donald Trump a provoqué une vague de protestations dans la plupart des pays musulmans et été désapprouvée par nombre d'ONG internationales, préoccupées par les perspectives de processus de paix au Proche-Orient.

    Lire aussi:

    N’en déplaise à Washington, Alger réaffirme sa position sur la question palestinienne
    Ramallah sur le transfert de l’ambassade paraguayenne: «le pays viole la loi»
    Ouverture de l'ambassade US à Jérusalem: le Kremlin évoque les conséquences
    Tags:
    décision, transfert, ONU, Abdelkader Messahel, Stef Blok, Donald Trump, Jérusalem, Algérie, Palestine, Pays-Bas, Israël, États-Unis
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik