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    Frappes en Syrie

    Pour Washington, les frappes contre la Syrie relèvent de ses «intérêts nationaux»

    © AP Photo / Hassan Ammar
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    Le département américain de la justice a cherché à expliquer pourquoi Donald Trump ne s’est pas donné la peine de demander l’avis du Congrès avant d’ordonner les frappes contre des cibles syriennes à la mi-avril.

    Une série de frappes menées par Washington et ses alliés en Syrie en avril dernier relevaient des intérêts nationaux des États-Unis, raison pour laquelle Donald Trump n'avait pas besoin d'obtenir le feu vert du Congrès, explique Defense News en citant un rapport du ministère américain de la Justice.

    Vendredi, l'instance a publié un rapport de 22 pages censé expliquer les frappes portées par forces américaines contre la Syrie. Justifiant l'attaque, les auteurs du document affirment que celle-ci visait à maintenir la stabilité dans la région, empêcher une catastrophe humanitaire et retenir l'adversaire d'utiliser des armes chimiques.

    Le ministère de la Justice fait par ailleurs référence aux décisions similaires prises par des précédents chefs d'État américains également sans aval du Congrès et cite notamment les frappes en Libye et au Yémen sous Barack Obama.

    Cette explication a déclenché une vague de critiques au sein du Congrès. Le sénateur démocrate de Virginie, Tim Kaine, a qualifié les propos tenus par le ministère d'«absurdes» et de «ridicules».

    «Cette affirmation ridicule selon laquelle ce Président pourrait magiquement invoquer "l'intérêt national" et redéfinir la guerre pour exclure les attaques de missiles et ainsi contourner le Congrès devrait tous nous alarmer», a-t-il déclaré.

    Dans la nuit du 13 au 14 avril, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont porté des frappes contre des sites syriens où, selon eux, pourraient être fabriqués des armes chimiques. Sur 103 missiles tirés, 71 ont été interceptés par la DCA syrienne, selon le ministre russe de la Défense. Le bombardement a été mené en représailles à l'attaque chimique présumée qui aurait été perpétrée le 7 avril à Douma, près de Damas, selon les pays occidentaux.

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    Tags:
    frappes, Congrès des États-Unis, Donald Trump, Syrie, États-Unis
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